Rassegna storica del Risorgimento

SAVOIA-CARIGNANO (DI) EUGENIO
anno <1921>   pagina <471>
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M prìncipe Eugenio di Èarigwmo eco. 4i
-j.it, >. ., Tariti 3 fóri-tal- IMI,
Mm alter Nigra,
Qooiqne jo sois accentuino à i'heure qa'il est, aux plus tristes surprlse*, je vous avroue que ìV*ésoln.tfon du Prince de qultfcr Naples dona co moment m'a profondément aìpÉ .Bica; molila' tmùio ponr ìes eonséqnences quo son départ peut ayoir, mais surtout parco qne les lettres quo Son A. a ocrftea au: Boi ot a moi, m'ont prouvé sur eombien peu do persounes on peut compier.
Si le IMiiico eftt du quitter son poste par suite d'uno nmlodie, ou ri: une antro cause do ftg>cò majeuro, je L'ainois nerette iufiniment, mais enfln j'en aurais pria mon porti Je reconnais !! remplit sa tanhe t'orò bien, que sa préaonco a Naples est fort utile, mais toutefois jo ne penso pas que de lui dépendp;Jjg salut de il'tfetCto.
Midìs ìue 1 Prince par unoiojustifioable susceptivité, youille dans; des oircostances aussi critiqnes, abandonner Naples en se mettati t on opposition laveo le Gouverncment, et causant un immense scandalo, e'est ce qui me passe. Ne croyez pas que j'en sois en'rayé,. I)ans4ierèt de la cause sacrée a la-quelle j ai devono ina rie-, (fai resisto; à-, l'Jtnperéur.; 7-,ai .lotte uvee le Roi, Ics caprices d'un Prince ne me font pas palir. Aree On sans le Prince, nons gou-vernerons Naples, dusse-jo y allei- moi-inémo; mais l'idée que le seul membro de la famìllo Royale en état d'aider le Roi et de servir son pays ne recale pas devanft l'idée de compro mettro l'nn et 1*autre m'indigno au plus liaut degre;,. IjHì patì niels motifsl Grands Dieox ! Pàje que le Rieri -et -moi, noos n'ayons pu consentir a co qu'il infligeai un affront sanglan.t à un General qu est l'idolo de Parmóe, ot qui a pendii d'unmenses services au pays! Si le Prince persiste dans sa fatale rèsoli! feion, ,je n'besiterai pas un instant a faire connaltre aux Cuambres et au pays les inotifs, qui l'ont dicfcée.
Te poarrai dire avec assurance quo j'ai poussé si loia ma déférence pour lui. que depuis son depart de Turili, je mo suis abstenu, non seulement do lui transmettre des iustrnctions, ou des ord rea, mais rnèrne de J ni doniier des oon-seils on de lui faire la moindro observatìonj et que parco que une senio fois notis n'avons pu consentir à un acto qui aurait mortollement blessé un do nos meilleurs généraux ot indignò Permeo, il n'a pas craint de piacer le Roi et le Ministèro dans uri etnei einbarros. Quo lo Prince y songo, s'il quitto Naples e'est un honime perda a jamais. 11 sera condamnó pour le resto de sa vie, a vivre ciana la retraite obscuro et isolóe.
Je vous avou t(uo j'ai óté tellement ijdtd do la lettre du Princo, que mon premier monvemenfc a étó do consoUìèr m Eoi iaoeeptor sa dnnission en en faisant connaltre la cause. 'loutefois la uuin calme, et hier matin en portant à S. M. la lettro du Prince,,Sì Pai snppliS 4ffi tenter de faire re­venir . des idóes plus raisonnables, en faisont ttppel a ses sentiments d'affection ponr lui ot do dévoueniont au pays. Le Roi a bien voulu suivre ce consoli et 1 a éerit à son flonsiu ime lettre des plus affeotuouses.
De mon coté fai fait taire ma colèra ot j'adi-esse h S. A. une lettre trèspressante. J'écris ogalement an Generai Do La Bocca, le priaut do s'unir