Rassegna storica del Risorgimento
GIOBERTI VINCENZO
anno
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1921
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pagina
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539
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ViMGeneo Gioberti Ministra plenipolemiario a Parigi 530
a un autre coté nous faisons inarcher sor ce pòint nn renforfc de 10 mille hommes et àvee une foree de 24 mille soldats il est hors de doute qu'on parviendra dans peu de tems à re-metìa-e cette ville dans un état norma! et à y faire bientt renattre l'ordre et la trànquillitó qui ont été troublès par une poignée de malintentionnés, sous le preteste, donfe il connaissa-ient bien la fausseté, de la procbaine arrivée des Autrichiens. B'après les dernières nouvelles officielles, nos troupes ont déjà repris aux insurgés trois des forts les mieux placés pour do-miner la ville et tout fait esperei' que P insurrection sera bientòt tout à fait comprimée. Des dispositions ont été données en inème tems pour empèeher l'entrée dans le port de tout bftti-ment venant de Livourne ou d'autres points de la Mediterranée qui portait des armes, des munitions ou des hommes destinés à augmenter les forces des insurgés.
Les conditions de l'amnistie du 26 mars ayant excité beau-eoup de mécontentement dans le Parlement et quelque agitatìón dans la population, nons avons jugé a propos cornine l'idée en existait déjà à votre départ, d'envoyer au quartder general du Maréchal Badetzky le Oomte de Bevel et le Giénéral Dabor-mida avec la mission d'obtenir de lui quelques modincations à ees conditions et notamment l'annnllation de celle qui blessait trop l'amour propre national, relative à l'occupation de la ville et de la citadelle d'Alexandrie par les troupes autricniennes. Oes commissaires ont été accueillis avec beaucoup de bienveil-lance par le Maréchal qui s'esfc montré dispose à renoncer à cette occupation, mais il ne s'est pas cru autorisé à en prendre sUr lui la responsabìlité et il a envoyé sui' le cnamp un courier à Vienne pour en reeevoir l'approbation de sen Oouvernement, qui nous ifes doutons pas, adii orerà à cette proposition. Le Maréchal a demandé comme une garantie en retour de cette cbncession, la faeulfcé de faire occuper Valence par ses pappes. Mais comme la garnison ne serait que d'un seni bataillon et que d'ailleurs Valence est une ville ouverte dont l'occupation n'a par conséquent pas de gravite, cette condition ne peut ètte mise en balance ave celle de la non occupation d'Alexandrie et ne pourraiè par conséquent tre refusée. Au rest le Maréchal a temoigné une grande confiance dans le Ministère nouveau du Eoi, il a mentre les meillèur dispositions a seconder autant qm'i'l pouvait dépendre de lui la prompte négociation de la paàx