Rassegna storica del Risorgimento

GIOBERTI VINCENZO
anno <1921>   pagina <582>
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D* r- WQvcwni Sforna
Maintenant je passe à votre dópéche confldentielle du 28.
D'abord je dois vous prevenir que M.r Drouyn de Lauys vit avec quelque étonnement que notré cabinet eut de la répu-gnance pour l'occupation de G-énes; et il nous lut une dópécbe de 3US? Saiu de Bois-le-Oomte, oh ce diplomate lui dit au con­traire que nous verrions cette entreprise avec plaisir.
Du reste il n'y a point de contradiction absolue entro les dispositions des deux cabinets; car V. E. se borne à dire que la proposition n'est pas aeceptable dans ce moment; ce qui implique qu'elle serait aeceptable la dernière extrémité. Or tei est précisément l'avis du cabinet francais, comme j'ai en V lionneur de vous le dire dans une autre dópéche. Le cabinet francais considero l'occupation comme la dernière ressource; il désire que nous la rendions inutile en nous nous arrangeant à l'amiable mème au prix de grands sacrifices; et il mot dans Ces voeux une insistance plus vive que je ne voudrais pour l'amour de mon pays.
Mais quant à l'emploi d'autre moyens dépendants de la Franco, M.T Drouyn est pour le moment bien rósolu à n'en em­pi over aucun par les motifs que .fai eu ailleurs 1 lionneur de vous indiquer. Aisi lui ayant parie dès le commencement d'ap-procher l'arniée à nos frontières, il m'avait dója rópondu à peu près dans ces termos: ce ne serait là qu'une menace. Mais no-tre gouvernement ne eroit point convenàble de faire des mena-ces lorsqu'il n'esb point disposò à les mettre en exécution. Nous ne voulons point faire la guerre à l'Autricne; le rapprochement des troupes ne serait donc qu'une vaine demonstration. Du reste elles touclient déja la Savoie, et en les poussant sur le Dau-phiné ou cnangerait peu les affaires, Nous voulons éviter les actes inutiles aussi bien qu'une médiatàon stèrile, qui serait plus contraire que favorable aux intérfèts; du Piómont,
Nous ffìmes d'accord, M.r Gallina et moi, de ne point tou-cner avec M.r le Ministre aux raisons déduites des intérets pé-euniaares. J'avais èu le méme reserve dans mes entretiens pro­cedente; en me paraissant convenàble d'abtendre la décision de notre cabinet sur l'article de la politique avant d'aborder la que-stion des finances. Je me serais d'autant plus reproché le man-que de cet égard* que M/ Drouyn de Lliuys me parait avoìr l'intention de faire défrayer les troupes par la Francej et. p'en s'agissant d'un service de sa part, il serait conforme à nos in-