Rassegna storica del Risorgimento
GIOBERTI VINCENZO
anno
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1921
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pagina
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584
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Qiwan/0 Sfòrza
rive ici hier 29 entrò une et deux heures de Paprès midi: sans un inconvónient arrivé à ma volture près de Lyon et qui a eu pour effet de me taire perdre à Bourges cinq heures de teme, inon arrivóe ié aui-aiité anticéi de plus d'une demi journee; je ne Spense cependant pas que :eé retard soit préjudiciable au service du Gouvernement du Eoi. Aussitót arrivé, je me rendis chez M.r Gioberti auquel j'ai remis vos dépeehes., fot-re conversatimi roula ensuite sur Pétat des négoeia-tions qn'I est ehargé de poursuivre avec le Gouvernement de la République francaise et sur les dispositions de son Ministre des Aiìaires Etrangères à notre ógard. M* Gioberti me parla specialment d'une propo-sition faite par M.T Brouyn de Lhuis d'accord avec ses collègues et consentite si non agrée par I'Anglèterre, qui aurait pour but? de taire occuper par des troupes francaises la ville et les forts de Génes à fin de démontrer par cet aote Pappai que le Gouvernement francais entendaìt donnei* à la Sardaigne dans les négo-ciations pour la paix avec PAutriehe. M.r Gioberti ajouta qu'il avait donno immediatement comunication de cette proposition à V. Ex., que depuis en sa qualité de memore du conseìl il Pa-vait appuyé de son opinion particulière et en avait recommandé Padoption à plusieures reprises sans avoir obtenu jusqu'à pré* sent aucune réponse cathégorique. Je declarais à M.r Gioberti que je n'avais recu aucune instruction speciale à cet égard et que je ne connaissais pas ce point de la négociation: que je n'étais toutefois pas étonné qu'il n'eùt point recu encore de réponse formelle, car la question me paraissait très grave et je doutais que le cabinet Sarde pùt se mettre facilement d'accord sur une chose de cette importance. Dans mon opinion particulière je declarais à M.r Gioberti que ministre responsable jó n'aurais souscrit à cette proposition qu'à la demière extremité; je lui observads, que pour notre defense l'occupation de Génes était non seulement insignifiante, mais tout fait inutile, car si nous cmons repria mittiairment Génes, e'est que noma étions eapables de nous y maintenir, et qu' avec une portion de notre armée nous pouvions défendre non seulement la ville de Gènes, mais tonte la ligriè des Apennins sans aucune aide de force étrangère; j'ajoutais que eette occupation bien loin de foher les Autrichiens, aurait au contraire pour enx Papparenee de taire voir que les francais occupaient un endroit sur lequel nos ennemis n'avaient certainement aucune prétentiou et laissaient