Rassegna storica del Risorgimento
GIOBERTI VINCENZO
anno
<
1921
>
pagina
<
586
>
(Hova/nni Sforna
mauvaise foi et de la stupidite de nos ennemis : j'ajontais qu'Hs avaient fait un mauvais calcul en supposant que le gouverae-ment et la nation Sarde aurait oublié tout sentiment d?honneuT et de dignitó pour s'abondonner poings et maina liées à ses ennemis: qu'au contraire nous étions préts à tous les sacrifiees pour les défendre, et que nous étions bien loin de manquer de moyens pour les sauvegarder et pour pousser les choses jusqu'à la dernière extrémité avec ou mns Vappui de nos amis. Oette explieation quoique un peu vive ne déplut aucunnement au Ministre, qui me remarqua toutefois que nous n'aurions pas voulu faire de contreprojet : je lui répondis que cela n'était pas exact, cai* M.r Dabormida avait prononcé le chifìre de 30 millions p l'avait méme propose par écrit à M.r de Bruck, mais qu'avec des propositions telles que celles qui nous étaient faites il était clair qu'il n'y avait pas moyen de faire un contreprojet. À cet égard j'ajontais encore que le traité de paix entre la Sardaigne et l'Autriclie dovait ètre très simple ou pour mieux dire ne de-vait avoir pour but que de regler l'indemnité pécuniaire en znain-tenant l'intégrité du territoire, les droits de la Sardaigne sur le duchés, et d'obtenir une amnistie pleine et entière pour les su-jets de la Lombardie et de la Vénétie qui avaient pris part à la dernière revolution. Quant aux autres stipulations et à un traité de commerce, je déclarais que pour les premières il y a aurait quelques explications à donnei* qùoique peu signìfiantes; et pour un tratte de commerce la chose ne pouvait pas ètre obligatoire et devait étre mise d'accord avee le système commercial du pays et les conventions déja faites avec les autres gouvememens et particulièrement avec la Franee et avec l'An-gleterce. lei je dois vous dire, M.r le President, que le défaut d'un contreprojet de notre part, d'après ce que m'avait dit M.r Gioberti, était un de grief que selon M.r Drouin pouvait nous ètre imputé, se fondant sur les usages diplomatiques; il me pa-rait cependant que mes explications l'ont satisfarli. M.r Drouin me parla encore du retard que nous avions mis à nommer notre plénipotentiaire à Milan, et sur ce point je lui donnais encore des explications qui m'ont para le persuader, que nous n'avions pas de grands torts à nous reprocuer à cet égard. Je lui parlai des graves difficultès qui s'étaient presentées pour la nomination d'un plénipotentiaire; je versai mème sui* moi une bonne part de ce tort, s'il y en avait, et je fis voir que mème sur ce