Rassegna storica del Risorgimento
Polonia. Europa. Storia politica. Secolo XIX
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Angelo Tarn borra
ses inférieurcs. Ut quoique leur position sodale ait empèdié qu'il se développe d'une manière suffisante pour sauver la Pologne ce sentiment néanmoins a con-tribué à empècher les luttes qui auraient dù nata entre les dasses si inégalement partagées. Le peupljg voyait dans les nobles Ics représentants nés de la Nation et ceux qui devaìent le mieux connaitre ses interest et qui toujours étaient préts a s'y dévouer. Un gentilhomme n'avait qu'à parler à ses paysans au norn de la Patrie et de la défènse contre les étrangers pour ètre sur de ne pas ètre abandonné. L'absence de droits et toutes les privations auxqudles ils étaient condamnés n'étoufferent pas en eux l'amour de leur pays. D'ailleurs le papan Pòlonàis est ex-trèmement attaché au Sol natal, il ne quitte qu'à regret son village et la chaumière qui l'a vu naitre; il faut bien de mauvais traitemens pour l'y engager. He Seigneur n'avait besoin que d'un degré très mediocre de bonté et d'equi té pour ètre airné dg ses paysans, qui n'attribuent ordinairement leurs souffrances qu'à des régissèurs subaiternes et jamais à leurs Sdgneurs qu'ils appdlent toujours leurs Pères.
Téllèssont les raisons pour lesqueUes malgré les différences si choquantes qui existaient entre les positions sodales en Pologne, les dasses opprimées ne s'élevèrent pas contre la dasse privilégiée pendant tant de Siècles d'existance, La peate Noblesse ne pensa pas non plus à s'unir aux villes contre les Magnats.
La grande quantité de Juifs établis dans les villes du second rang doit sans doute ètte aussi comptée parmi les causes qui paralisèrent leur action dans l'état et qui rendirent impossible tout effort commun de leur part
Les ecclésiastiques qui ne pouvaient qu'avoir un grand ascendant sur l'esprit du peuple contribuèrent d'une manière plus directe et plus decisive a ce résultat; dont en dernière analyse nous devons nous affigger à présent. Le Clergé polonais tant séculier que monastique, se fit toujours rernarquer par son patriottisme, en quoi il différait beaucoup des dergés de plusieurs autres pays. Mais tous les bénéfi-ces et les dignités de l'Égiise étaient occupés exdusivement par des Nobles; de sorte que le clergé et la noblesse ne formèrent jamais qu'un seul et mème parti. L'on ne trouve dans l'histoire de Pologne qu'une exception tardive à ce que nous venons de dire. Une rébellion terrible éclata au milieu du XVII Siede parmi les paysans de l'Ukraine sur les deux bords du Dniepre. Peu de petite Noblesse avait pu s'établir dans ces provinces dont le territoire était partagé entre des grands pro-prìétaires qui n'habitaient pas leurs possessions. Leurs régissèurs avides et mala-droits poussèrent à bout un peuple moìns endurant que celui des bords de la Vis-tule et qui sous le nom de Kozaks avaient goùtés de l'indépendance dans les fré-quentes iovasions qu'ils se permirent sur les frontières Ottomanes et dans les expédiuons diverses qu'ils firent avec d'autres troupcs Polonaises. Des centaines, des milliers de Kozaks levèrent l'étendard de la révolte sous la conduite de Chmielnicki gentilhomme Mazovien qui avait une injure personneUe à venger. La diffcrcnce de la rcligion rendit coire guerre crucile. Les Kozaks étaient du rite Grec désuni, et leurs prétres ayant des raisons de se plaindre de la Képublique attisèrent la rébellion qui fut d'autant plus monacante que bicntót après la Pologne fut assali-lie simultanément par ics Suèdois par l'Élccteur de Brandebourg et par le Czar de MosGovic. L'on muta avec les Cosaquesr on leur fit des concessions, l'on promit à leurs évéqucs 5 placcs au Sénat et on cn accorda une à leur Herman mais il était