Rassegna storica del Risorgimento

Polonia. Europa. Storia politica. Secolo XIX
anno <2001>   pagina <176>
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PS Angelo Tarn borra T
sous Casimir le Grand en 1333 dont on peut considérer le règnè après éeltii de Boleslas le Valeureux, comrae la seconde grande epoque de civilisation Polonaise. Casimir III fut le premier roi de Pologne qui aima la pàix et cercha à évi ter la guerre. Il encouragea le commerce et les arts; il rebàdt les villes et favorisa leurs habitans, il protégea les agriculteurs et merita le Nom de Roi des Paysans. Il cpnvoqua les Barons laics et Sécuiiers et leur adjoignit dis ditputes desi sdistrjictjsi non qu'il y fut obligé mais de son propre mouvement pour délibérer avec eux et assurer une Sanction de plus au Code qu'il donna à la Nation. Ce Code recueil de lois existantes jusqu'alors isolément, contient des dispositions pleines de sagesse et d'équité dont quelques unes som restées en vigueur jusqu'à nos jours. CejB/gpaS ce règne qu'il faut piacer le commencement de rAcadémie de Cracovie. Malheu-reusement ce Prince n'eut pas d'enfants. Il laissa son royaume à son neveu Louis de Hongrie qui négligea entièrement la Pologne, et l'abandonna au désordre. La Pologne dut aux soins généreux et infadgables de la Reine Hédwige sa fille, petite nièce de Casimir, d'avoir repris son mouvement ascendant vers les lumières et les améliorations sociales que lui avait imprima ee Grand Roi.
Le XV et XVI siècles furent les plus beaux tems de la Pologne. Sa réunion avec la Lithuanie avait assuré ses fronuères et considérablement augmente son ter-ritoire qui s'étendait depuis la Baltique jusqu'à la Mer Noire; respeetée de ses voi-sins qui ne la surpassaient pas et mème ne l'égalaient pas en puissance elle cornp-rait parmi ses vassaux les Ducs de Prusse, de Courlande et les Hospodars de Valacnie et de Moldavie. Les lettres et les seiences la jurisprudence fixent alors des progrets (sic) notables. Kopernik donna son Système au Monde. Il parut des ou-vrages de législation et de Politique qui meritèrent d'ètre traduits dans d'autres lan-gues. Les humanités Gxecques et Latines furent surtout cultìvées avec succès; la Langue Polonaise acquit en peu de tems un grand degré de culture: et l'on peut affirmer que dans la seconde moine du XVI Siècle il n'y avait pas de pays en Eu­rope, excepté l'Italie, où la langue du pays fut plus pure et plus fixée, qui eut de raeilleurs Poètes et de meilleurs prosateurs. L'universi té de Cracovie avait acquis une juste célébrité, ce qui n'empéchait pas que les jeunes Polonais qui alors comme à présent aimaient a voyager n'allassent en foule terminer leurs études dans les Universités les plus réputées de l'Europe et surtout à Padoue. Dans cet état de choses, la Réformation devait trouver en Pologne des éléments favorables à ses flns; et en effet elle y eut des zélateurs nombreux; ce qui augmenta le penchant general des esprits vers l'étude et vers les connaissances qui pouvaient fournir des armes à ebaque secte contre ses adversaires. Leurs débats furent vifs en écrits et en paroles, mais jamais sanglans, e* nous pouvons n:as glori fier d'avoir donne dans ees temps là Ics prendersi: l'exeniplc si mal survi par les autres peuples; '.d'ime; enrìere liberté religieuse. Cependant ees progrès si réels et si brillans dans la eivili-sation ne produisirent pas Ics effets décisifs, constans et complets qu'on devait en attendre. Les lumières ne ffoent de grands progrets que dans la classe nombreuse de la n obi esse; cllcs animcrcnt bicn pendant un certain tems les habitans de quel­ques villes mais ne pénétrèrent jamais jusqu'à la masse du peu pi e. Le commerce, Jes indistàùt Ics arts tnéchaniques ne parvirtrent pas à prcndre consìstancc en Po­logne. Les Nobles s'adonnerent aux atraes à l'agri culture à la jurisprudence aux let-