Rassegna storica del Risorgimento

Risorgimento. Storiografia
anno <2001>   pagina <177>
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La rivoluzione polacca del 1830-31 e l'Europa 177
trcs, et regardaìent toutc autre Occupation comme au dessous d'eux et indigne de leur attention au point qu'ils ne cherchèrent pas méme a les encourager dans les autres class.es de la société, Les Nobles quoique fort éclairés dans le XVI Siede, ne le furcnt pas assez pour sentir la nécessité de ne pas affaiblir le pouvoir royal et de ne pas relever les ciasses inférieures. La Pologne fut d'abord sous Jes Princes de la maison de Piasts une veritable monarchie. Le roi était chef et juge supreme de la nation. Il nommait et revoquait à volonté tous les dignitaires et employés de Tétat. Ceux-ci réunissaient d'ordinaire comme dans tout le Nord le commandement milì-taire et rAdministration judiciaire. Les Vojiwodes étaient les Chefs des Palatinats. Les castellans étaient les préposés et commendans (sic) desiOiàteaux forts. En ou-tre le roi envoyait des hauts dignitaires honorés de sa confiance qui sous le nom de Starorst administraient les provinces et y rendaient la justice. Pendant un certain intervalle de tems ces dignitaires et les évéques appelés Barons laics et séculiers composaient seuls le Conseìl de la Nation. Cependant la féodalité proprement dite ne s'établit jamais en Pologne ou bien n'y exerfa qu'une faible influence. Les gran-des charges de Fétat nommées par le Roi devinrent inamovibles mais jamais ne furent héréditaires. Il y eut bien une grande clientèle entre la noblesse moins for-tunée et des puissants magnats; il s'introduisit entre eux de fait des rapports de vasselage par reconnaissance et par dévouement volontaire; mais les lois n'admirent aucune gradation, aucune différence entre les Nobles; Pégalité des citoyens fut la maxime fondamentale de l'état maintenue avec la plus grande jalousie. La Pologne conserva jusqu'à son exdnctìon le type originaire de tous les peuples du Nord. La Nation qui se constitua souveraine était: tous les gens iibres et armés du pays. Les états de la République se composaient du Roi, du Sénat. Son conseil obligé, que l'on appelait les frères ainés et les députés de la Noblesse en qui résidait tout le pouvoir que l'on appelait la chevalerie ou l'ordre equestre. L'on vit durant toute Texistence de la République et jusqu'au XVIII siècle se reproduire chez nous les assemblées du champ de Mai, aux élections des Rois, aux diètes qu'on appelait Te-ftuès a cbeval et aux confédérations od la nation souveraine était censée se réunir armée en masse {yìrìtìm). Les Nobles, maitres de l'État parce qu'ils étaient en pos-session de la force armée, des tribunaux, de toutes les charges et de toutes les propriétés territoriales, ne s'appercurent (sic) pas que pour le bien d'une Patrie qu'ils aimaient avec passion, l'abandon d'une parde des privilèges qu'ils s'étaient attribués était un sacrifice encore plus indispensable et plus précieux que celui de leur vie et de leurs fortunes qu'ils étaient toujours préts de lui prodiguer. Un mal-beureux rapprochement contribua à prolonger et enraciner cet état de chose au milieu des lumières croisSantes. Les Polonais enthousìastes de Thistoire et de la Lit-fératurc grecque et Latine crurént aperceypìr des ressemblances entre leur existance et celle des romains. Jls étaient aussi un peuple guerrier et agricole, ils avaient un Sénat; le Roi ne de vai t et re qu'un premier magistrat, un Consul à vie soumis aux déerets du peuple et du Sénat. La servitudc de la glèbe ne parut pas choquante, car les Romains avaient leurs csclaves, En un mot, chaque noble se crut ètte un ci-toyen Romain des beaux tems de la République et s'efforea de suivre ce modèle. Une teli e comparaison toure erronee qu'clle était à cause de la divergeanee des tems et des circònstancés, flattaSr l'amour proprc et les émotlons généreuses de la