Rassegna storica del Risorgimento

Risorgimento. Storiografia
anno <2001>   pagina <178>
immagine non disponibile

178 Angeh *amborra
Nauon se prètait merveillcusement aux mouvements oratoirs; l'on y fesait {sic) squvent aliusion dans Ics discours les plus éloquens aux Diètes et elle donna lieu à diverses dénominarions et formes adaptées dans la Républiquc Polonaise. Une der-nière circonstance doit ètre menuonnce pour expliquer la perséverance de la Polo-gne dans une fausse route. La civilisauon et les. lumières y firent les progrès les plus rapides pendant les deux siècles du règne des jagellons princes d'un caractère débonnaice et souvent faible, qui loins (tf/r) de s'opposer aux empièteraents et aux prétentions de la Noblesse, les favorisèrent au contraire, et lui firent successive-ment de leur propre volonté les plus grandcs concessions, uniquement, l'on dirait pour lui faire plaisir corame des parens mal avisés gatent leurs enfans pour avoir la sansfactiài de leur complairc.
G'est ainsi que les Polonais jusqu'au commencement du XVII Siede parvin-rent à un haut degré de culture sans améliorer pour cela d'une manière stable et radicale leur existence sociale. En attendant le- causes qui devaient la saper et la détraire continuèrent à agir et produisirent leur effet itìevitable.
Il faut dater le commencement de le déìaeltee de la Pologne du règne de Sigismond IH qui mourut en 1632. Ce prince d'une ime froide et d'un esprit me­diocre ne sut pas tirer parti des grands hommes de guerre et d'état dont il pouvait disposer, ni profiter des chances heureuses que la fortune lui amena à plusieurs reprises. H attira sur la Pologne certe longue suite de guerres Suédoises qui la cou-vrirent deux fois de ruines et de cendres. 11 commenda une persécution lourde contre les protestants nombreux alots en Pologne et se laissa subjuguer par les Jé-suites. L'insttuction et l'éducation fut (sic) Mè<ent lifriise '6??) eipre leurs mains. Le sort qu'eut la Pologne prouva suffìsament de quelle manière certe socié-té s'acquittàt d'une tàche aussi importante; elle fut sans en avoir l'intention l'une des causes principales de notte décadence et de notre perte. Néanmoins nous res-tames encore stationnaires pendant le règne suivant de Ladislas IV. Ce ne fut qu'à sa. mort que le vent s'accrut d'un mouvement precipite. La Pologne, avec de courts intervalles encore brillants d'une lueur passagère ne cessa plus jusqu'à son anéantis-sement a ètre en proie à toutes les calamités que peuvent prodiere: l'anarchie inté-rieure et la perfidie des voisins. Sa civilisation declina en mème temps que sa puis-sance. Les bonnes études furent négligées; la langue se degrada et fit placai un latin corrompu le mauvais goùt prit le dessus dans la poesie et dans les discours l'on ne vit plus paraìtre aucun ouvrage remarquable ou utile. Les protestants furent persécutés; un grand nombre d'entre eux quitta le pays. La Pologne perdit des ci-toyens utiles et éclairés; les dissensions religieuscs envenimèrent les ttaines de parti; les etrangers en ptofitèrent pour refroidir les senjÉftens des religionnàires eftVfers la Patrie comraune et pour en faire des instrumens à leurs vues. La chicane remplaca la jurkprudenee les opinions les plus déraisonnables et les plus funestcs prirent posscssìon des esprits; le liberum veto la plus exttavagante des institurions que les hommes ayent jamais imagince s'introduìsit de fait dans les dcliberations nationales sans avoir jamais été établjc de droit; on voulut lui trouver une ressemblance avec le veto des tribune du peuple; on poussa le nonspns juscju'à établir corame maxime d'état que la Pologne ne pouvaiir se conserver que par l'Anarchie. Les deux rais saxons qu'cJlccttC dans le siècle XVI11, et dont le règne se prolongea