Rassegna storica del Risorgimento

Risorgimento. Storiografia
anno <2001>   pagina <179>
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Là rivoluzione polacca del 1830-31 e l'Europa 179
.(fune manière desolante, completèrenr sa perte, l'un par ses débauches, Pautre par son apathie et sa nullité, tous les deux par Pappe! à l'influence Russe qu'ils établi-renr dans le pays. Nous avons cncore quelques mots a ajouter pour excuser les fautes des Polonais et expliquer comment il arriva qu'une Nation où il y avait beaueoup de lumières et un dévouement ardent au bien du pays ait décliné avec tant de rapidité et se soit perdue presque involontairement. Nous avons dit que la Pologne avait. toujours participé au mouvement de la civilisation Européenne. Comment est-il done arrivé qu'elle ne l'ait pas suivi jusqu'au bout et qu'elle se soit arretée au XVII Sièele lorsque tout Tencourageait à persévérèr. C'est qu'à cette epoque la Pologne criat qu'elle avait dépassé les autres nations et sous plus d'un rapport elle était alors en droit de s'en flatter. En effet que pouvait-elle trouver de digne d'imitation dans les horreurs de la politique italienne, dans les fureurs des guerres de religion, dans la ligue, dans la Saint Barthélémy, etc. Le spectacle de ce qui se payait autre part mit les polonais en garde contre touce innovation et les confirma dans leur attachement aux institutions nationales, Ils furent surtout frap-pés de l'astuce des Princes de la maison d'Autriche et de leur acharnement systé-matique à détruire la liberté des pays qu'ils parvenaient à soumettre. Tous les aji de l'Europe se changèrent successivement en monarchies despotiques. La Pologne s'arréta tout court et ne voulut pas de eette forme par laquelle la civilisation euro­péenne devait passer pour se conserver et arriver avec le tems aux institurions qui pouvaient le mieux lui convenir; et où l'energie du pouvoir royal se combinerait avec la véritable liberté. Les Polonais furent si eayés du despotisme qui s*établissait autour d'eux et partout, que la pensée de Péviter preoccupa seule leur esprit et les rendit sourds à toute autre considération d'utilité de prévoyance et de justice. Les maJheurs de la Pologne et la tournure que prit sa civilisation semblait donc en grande partie provenir de tróis causes qui pourraient étre citées à la louange si elles n'avaient pas été suivies de tant de maux. La féodalité, qui parait avoir été une préparation fort convenable à des nations rudes et bouillantes pour les faconner à des lois et à un ordre quelconque ne fut jamais introduite en Polo­gne. Ses rois manquèrent en general d'ambition et d'avidité de pouvoir. Enfiti les Polonais rejettèrent (JVV) le dispotisme. Qu'il était diffìcile d'exister vu les circons-tances d'alors si l'on voulait ne pas rester en artière dans la marche de la civilisa­tion européenne. Nous n'eùmes mème jamais de véritable lutte entre ile pouvoir arbitraire et la liberté, lutte souvent fort utile aux Nations parce qu'elle les force à s'imaginer des modes, des termes moyens pour se garantir en mème tems de l'anarchie et de l'oppresslon. Àvec des différences aussi marquées dans les événe-mens et dans Ics institutions, la Pologne pouvait difficilement ne pas arriver à des résu}tats très différents de ceux qu'obtint le reste de l'Europe, Néanmoins parve-nue jusqu'à la fin du XVIII Sièele si des incidens fdrtuits (tels que le caractère du dernier roi) ou bien étrangers à la Pologne (tels que les excès de la Revolution francais fl'avaieot comme par Fatalitc amene et accelerò sa perle, elle aurait été sauvé; elle se serait brcntófc jjéhdbilitéc en puissanee et en civili sa cion; et l'aurait fait à sa manière sans passer d'àbord par les inconveniens de la féodalité et plus tard par Ics inconvénieps du despotisme.