Rassegna storica del Risorgimento

Risorgimento. Storiografia
anno <2001>   pagina <180>
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loO Angelo Tarn borra
L'avènement au tróne du roi Stanislas Poniatowski fut une ère nouvelle pour la Pologne. Il était dans ses desdnées de prendre son indépendance précisément dans le tems ou elle s'entendait la plus digne et d'étre cruellement trabie et aban-donnée par toute L'Europe lorsqu'elle acquérait le plus de ritres à son estime et à l'assistance de ses Collìtatsv La meilleure preuve que Ics erreurs des Polonais pro-venaient de leur sincère eonviction et nullement de leurs mauvais sentimens, c'est qu'aussitót qu'ils s'apcrcurent qu'ils étaient sur une fausse route qui les éloignait de leur but, le bien de la Patrie iils en changèrent avec une promptitude et un dé-vouement dont l'histoire des Narions foumit peu d'exemples. Le branle fut donne par quelques familles influentes et par le Roi Stanislas Auguste lui-méme. Èjg fai-blesse et sa pusillanimité causèrent les derniers malbeurs et la chute finale du pays. Mais durant tout son règne il ne cessa d'encourager les idées saines, les bon-nes études, les scìences et les arts et sous ce rapport la Nation lui a conserve un sentdment de reconnaissance qui diminua l'amertume des griefs qu'elle a contre lui.
Quand pn se représente l'anarchie intellectuelle et sociale où se trouvaient les esprits et les choses en Pologne dans Pannée 1762 fon ne saurait assez s'étonner des immenses progrès que fit la civilisarion pendant les 20 et quelques années qui la suivirent. L'éducation publique fut réorganisée sur un nouveau pian et produisit les effets les plus satisfaisans. La littérature, le bon goùt, les sciences ressuscitèrent sur le sol où elles avaient e té en léthargie pendant près d'un siècle. Si la décadence avait été prompte et désastreuse, le rnousrement ascendant fut encore plus rapide. Toutes les parties du service public commencèrent É se régulariser, les idées faus-ses qui feisaient le malheur du pays furent attaquées avec vigueur, ne conservèrent plus qu'un petit nombre des seetateurs pour la pluspart salariés par nos ennemis et perdirent entièrement leur ancienne vogue dans l'opinion publique. La Noblesse qui faisait spontanément tous ces efforts sur elle-mème, non contente de s'éclairer, voulut éclairer les classes inférieures; a la Diète enfin de 1788 cette Noblesse sou-veraine donna au monde un exemple mémorable de patriotisme et de raison, elle se. dénuit elle-méme d'une partie de son autorité pour créer un pouvoir royale (sìt) énergique, elle appela les villes à Texercice de la législation et assura aux paysans la protection des Ibis.
Si la Providence avait permis à la Pologne de conrinuer l'existence libre et régulière qu'elle s'était donnée ce peuple serait devenu par un développement tout narional J'un des plus heureux et des plus éclairés de l'Europe. Mais ces nobles ef­forts ne purent nous sauver. Nous Ifitnes cruellement punis des fautes de nos ayeux dont nous étions innocens et que nous voulions réparer. La revolution fran-caise avait pendant un tems jett: trop de dctaveur sur: la cause de la liberté; ÌSc crainte qu'elle inspira à tous les cabinets dérouta leur politique. Tandis qu'ils avaient les yeux attachés sur les scènes de la France, et que celie-ci était restée iso-lée au milieu de ses horriblcs commorjons, la malheureuse Pologne flit vietimée de Ja manière la plus indigne par des voisins perfides et rapaces.
Cette triste et odicusc catascrophe n'arrena pas cependant l'inipultion (sic) de la civilisarion qui avait été donnée aux Polonais. Ils .conrinuèirenite a s'éclairer, à s'ìnstruJr, toujours dans le but d'étre un jour urilcs à leur Pàtrie. langue et la