Rassegna storica del Risorgimento
Risorgimento. Storiografia
anno
<
2001
>
pagina
<
181
>
La rivoluzione polacca del 1830-3/ e l'Europa 1
littétature furent cultivées avec passion. Jettés sous dcs dominations et dans dcs relations fort différentes, sans s'entcndre et sans rien savoir les uns des autres ils marehèrent tous au mème but; chacun selon ses moyens et sa positìon travailla a conserver, à étendre, à faire tfvancer l'esprit, les souvenirs, l'éducation et la cause nationale. Les Polonais que Fon voulait faire passer pour morts, donnèrent du tombeau mème, où l'on prétendait les; tenir enfermés des preuves de vie et d'existence nationale. Les fausses positions où ils ont été placés ne les ont pas dé-couragés; ne pouvant développer leurs moyens et leurs facultés autant qu'ils Je dé-siraient, ils Ics développèrent autant qu'il leiif'iit ppsjble. L'élan de la civilisadon a donc contiÉG pendant tous les événemens et les changemcns dont la Pologne a été le théàtre. U a pénétré et pénètre successivement dans toutes les classes. Ses progrès eussent été encore plus visibles, s'ils n'étaient à tout moment arrétés et comprimés par les gouvernemens qui ont partagé la Pologne.
Pourraii-on donner une idée de la rèpartition de la proprìété fondere et mobilière en-tre /es diverse* classes?
La statìsdque du pays, à laquelle on travaille n'est pas assez avancée pour que l'on puisse dire avec précision quelle est la rèpartition de la propriété fondere et mobilière. L'on se bornera à remarqùer qu'il rt'y a plus de fortunes colossales; en Pologne. Les grandes familles sont pour la pluspart ruinées par le peu d'ordre qu'elles ont mis en general à dépenser leurs immenses revenus: par les séquestres et les confiscatìons que les co-partageurs leur ont fait subire (sic) lors des troubles qui ont precèdi la càute de te Mogne; par les effbrts qu'elles .>' feits pour la] défendre et la relever et par les dévastations auxquelles le pays a été tànt de fois exposé. De .sorte que les grandes existences de Magnats, dorit on a tant parli rie; sjgi retrouvent plus sur notre sol.
Ce résultat joint à beaucoup d'autres circonstances a eonsidérablernent chan-gé la manière de vivre des habitans. Il n'y a plus dans le pays de ces Chàteaux, ou l'on tenait cour plénière, table ouverte, où les fètes et les bals se succédaient jour-nellement; u la jeuriessè noble venaìt vivrè ensemble et se formait comme autre part a la cour des Grands Barons. L'hospitalité Slave s'apercoit néanmoins encore dans toutes les classes. Le Gentilhomme, le bourgeòis et 'le paysan aiment égale-ment traiter de leur mieux les voisins qui les vìsiterat. Mais datis la classe che, la vie est devcnue plus isolée, plus simple, plus studieuse, plus occupée; les fortunes se sont égalisces le surplus du revenu s'emploic plus volonùers en voyages ou en amcliorations teratofjajes. D'ailleurs de longs malheurs publics ont répandu une teinte de tiistesse sur le pays; l'ancienne gai té franche et bruyante qui caractérisait nos réunions rr'cxistc plus. L?on, oraiiinìr et! fan ,n'a pas envie de :S'Y livrer, le gouver-nement verrai (sic) de mauvais ceil des assemblées trop nombreuses às trop quentes. Notre ttcrs état s'est aùgmencé par ces différens changemcns. Il est compose non seulement des habitans aisés des vilies dont le nombre s'augmente, mais aussi des nobl.es peu riches propriétakes ou fermiers disséminés dans le Pays. Leurs enfans ne pouvanc compier sur un hérkagc suffisant, sont d'ordinaite les meUleufs érudlans de l'UniversIté t deviennent médecins, avocats, artiste, insti tu-