Rassegna storica del Risorgimento
Risorgimento. Storiografia
anno
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2001
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197
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Masgim et les reformismes fmnfais 17
modestement son passage à niveau. Cela est bien connu par les irnages d'Epinal. La culture politique dominante est indéniablement le républica-nisme, c'est-à-dire l'attachement aux valeurs de la République. L'essentieJ des forces politiques dont le poids est le plus important au Parlement, c'est-à-dire qui ont recu la iégitimité du suffrage universe! masculin sont attachées à la défense de la République. Au-delà des conjonctures multiples de la vie politique jusqu'en 1914 dont Tétude est ici hors de p:ÈfgOS les familles politiques de la droite modérée,17) du radicalisme et une partie des socialistes soutiennent le regime républicain et inscrivent leur action au sein de celui-ci. Les cultures politiques qui mettent en cause la République, que ce soit celle de la droite catholique non ralliée, celle des milieux nationalistes ou de l'extrème gauche socialiste et de la famille syndicaliste révolutionnaire font preuve d'un réel dynarnisme mais restent minoritaires. En termes électoraux, les députés de droite et de gauche fidèles à la République sont très largement majoritaires et représentent environ les 5/6 de la Chambre des Députés au tournant du siede. Durant les deux décennies avant la Grande Guerre, la culture politique de la famille radicale occupe une place de tout premier pian au sein de cette culture dominante républicaine qu'elle [finit méme en partie par incarner entre 1900 et 1914 puisqu'on parie alors de République radicale. Le poids électoral du radicalisme atteint son apogée avec plus de 250 députés sur les 590 que compte la Chambre; la droite modérée totalise quant à elle 200 députés, les socialistes 51 en 1906, 103 en 1904. Le scrutin d'arrondissement à deux tours ,8) leur convient et favorise méme leur implantation au Sénat De héraut de la République, le radicalisme,19) une fois la République consolidée, représente
,7) Au. tournant du siede, la droite modérée regroupe l'Action libérale populaire, petit groupe parlemen taire qui comprend les catholiques ralliés à la République, la Fèdera don républicaine de centre droit et l'Alliance républicaine démocratique de centre gauche héri-rjcre de la politique des républicains opportunistes dont le représentant le plus connu est Jules Ferry
18> Ce type de scrutin sert de cadre à la vie électorale jusqu'en 1914 a l'exception de 1885 où prévaut le scrutin de liste départernentale à deux tours qui permet au demeurant aux radicaux de connaitre leur premier gros suceès électoral avec plus de 120 élus. Hormis quelqucs rates exceptions (Ferdinand Buisson et Joseph-Louis Bonnet) les radicaux bataillent ferme entre 1909 et 1913 coatte Ics erpéistes, c'est-à-dire les pardsans de la représen-radon propordonnclle. Le camp proportionnalistc rassemble quant a lui les socialistes et une borine partie des modérés aitisi que la droite catholique.
1?) Le radicalisme francala a une longuc histoire. Le terme radicai apparaii vers 1820 dans le vocabulaire politique franeaìs. Son origine est britannique et il sert, comme Outre-Manche, à qualifier l'opposi don la plus extréme. Sous la Monarchie de Juillet, il prend une définition politique plus precise en désignant l'atdtudc extrémìste des républicains. Le radicalisme trouve avec Ledru-Rollin, bien connu de Mazzini, son premier théoricien. Le radi-