Rassegna storica del Risorgimento
Risorgimento. Storiografia
anno
<
2001
>
pagina
<
198
>
198 JmwYpes Frétigni
un parti de notables avec son réseau cJcctoraJ en province particulièrement dans le Centre, au nord du Massif Central, en Bourgogne, dans le couJoir rhodanien et surtout dans le Sud-est. Réuni à Paris du 21 au 23 juin 1901, le Parti républicain radicai et radical-socialiste voit le jour gràce à Tadhésion de 279 parlementaires (201 députés et 78 sénateurs), 476 comités républicains,20) 155 loges maconniques, 215 journaux, 849 élus locaux plus une sèrie d'associations. En 1903, le Parti se dote de statuts mais reste fonda-mentalernent une fédération de comités dont la structure locale compte plus que rorganisation centrale alors que dans les instances nationales les élus sont en position de force en regard des militants dont le nombre est assez mal connu, oscillant entre 50.000 à 250.000. Le Parti républicain radicai et radical-socialiste ressemble à une nébuleuse répartie sur le territoire national. Après avoir été parrainé et avoir montré son attachement à la République, le militant assiste aux congrès, grand-messes ponctuées de discours, grandes séances d'unanimité dans lesquelles on désigne les candidats, le tout se terminant, comme il se doit en France, par un banquet en souvenir des banquets républicains. Malgré la souplesse de l'élément de cohésion dans ce parti, qui ne relève pas de Tadhésion à un statut mais de la culture politdque, le Parti radicai n'est pas moins tiraillé entre diverses tendances. Le
calisene tout en restant une atticude politique se charge d'un contenu social. Le programme de Ledru-RoUin, développé au cours de sa campagne électorale dans la Sarthe (1841) préfigure largement les thèmes du solidarisme. A la fin de la seconde République, écrit Serge Berstein, (...) le radicalismc [est] un courant de pensée aux contours éminemment flous. A l'aile droire, il ne se distìngue guère des républicains modéréS, ì'afle gauche, il se confond quasi totalement avec le courant socialiste et un Louis Blanc revenu d'exil trouve naturellcment sa place dans les rangs radicaux (SERGE BERSTEIN, Wstoire du Parti Radicai, la recherche de t'ag: d'or (191 -1926), Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1980, pp. 26-27). Sous le second Empire, le radicalismo disparaìt victime de la répression. Au début de la Troisième République, le radicalisme est porteur d'un programme politiquement avance (restauration du suffrage universel, mise en place de la République, separation de l'Église ec de l'État) mais le discours de BellevUle de Leon Gambetta (1869) est du point de vue social nettement en retrait par rapport aux projets de Ledru-Rollin. De 1870 à 1901, devant la montée du socialisme, nombreux sont Ics radicaux qui s'alliem aux républicains modcrés pour defendre la République (Henri Brisson* Iéon Bourgeois). Deux courants e desfiincnt pfogressivement, Ics radicaux-soeMstcs au programme social plus avanci et la Gauche radicale plus modérée. Quoi qu'il en soit le radicalisme s'impose coni me une force politique majeure.
2) Depois 3894, une tendàncc à Tuniiication se fait jour dans Ics milieux radicaux avec la fondfltion du Cornitc centrai d'action républicaine et l'Associarion pour les réformes rcpublicaincs qui fusionnent en novembre 1895 pour devenir le Comité d'action pour les réformes républicaines auqucl adbèrerit 70 comités locaux 53 loges maconniques et 62 journaux. En 1899, est créec la Fédération radicale de France. C'cst à. pàt de tous ees élcments que va se constirucr le Parti radicai.