Rassegna storica del Risorgimento
Risorgimento. Storiografia
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200 Jean-Yves Frétigné
les radicaux còrnmémorent. Il faut noter l'absence significative de la Com-mune qui est au eontraire une des références cardinales de la famille socialiste puis plus tard de celle communiste. En matière constitutionnelle, les radicaux n'ont plus de programme depuis que la République est conso-lidée parce qu'ils sont attachés à ce système dont la pierre de touche est la Chambre des députés. Ils ont fini par accepter le róle du Sénat. Mais les radicaux sont et seront toujours attachés au système padementaire et répisode de 1877 traduit à jamais leur méfiance devant le risque d'une transformation du regime parlementaire en regime présidendel: l'Assemblée élue au suffrage universel est l'héritage de la Revolution francaise et la meilleure expression de la République. Ils sont encore très fortement attachés à la laiche et Panticléricalisme est le ciment qui les unit le plus et les différencie dans un méme mouvement des modérés moins prompts à critiquer les catholiques et des socialistes qui estiment que trop souvent la quesrion religieuse a tendance à masquer voire à faire oublier la quéstion sociale. La figure emblématique du radicalisme militant est le petit pére Combes qui est président du Conseil et en méme temps ministre des Cultes à l'epoque de la séparation de l'Eglise et de l'Etat (1902-1905), Les symboles du radicalisme sont encore ceux de la République et leur panthéon comprend peu de théonciens mais des hommes politiques et des écrivains comme Voltaire, Danton, Hugo, Sully-Prudhomme... Leur vision de la société et de la vie politique est une philosophie du progrès actualisée par une politique réformiste qui se traduit par la recherche d'une troisième voie entre le libéralisme et le socialisme que l'on pourrait résumer sous le terme de solidarisme.
Le solidarisme
Les deux principales synthèses doctrinales du radicalisme sont, avant la Grande Guerre, le solidarisme et, pour l'entre-deux guerres, la philosophie d'Alain.. Les radicaux sont contre l'esprit de système et le solidarisme est
Présidencc de la République parla eoalition monarchiste de l'Assemblée narionalc pour une durée de sept ans (1873). Les élections de février 1876 ayant été largement favorables aux républicains, il intervicnt en renvoyant Jules Simon le 16 mai 1877 qu'il remplace par le due de Broglie, et en proclamant la dissolution de la Chambre des députés. Les élections d'octobre 1877 ayant donne à nouveau la Major!tré aux républicains, il ne restaut plus au président Mac-Mahon qu'à se soumcttre ou se démettre (la célèbre formule est de Gambetta). Après s'etre vu con tirai nr de gpuvcrncr avec des ministtes républicains, il donne sa déurission en janvier 1879 à la suite des élccdons sénatoriales qui se tradtùsent par une nouvelle victolre pour les républicains. Les républicains sont lohgtemps hantés par ce souvenir et aucun président de la Troisième République ne recourt à l'arme de la dissolutoti.