Rassegna storica del Risorgimento
Risorgimento. Storiografia
anno
<
2001
>
pagina
<
207
>
Masgim et les refomismes franfaìs 207
Grate à la théorie du quasiNÉoKiv la légìsladon que l'Etat aura à édicter n'apparaitra plus que comme une traducuon des volontés préexistantes de ses merobres; l'Etat n'apporterà plus de quelque nouveau Sinai' les Tables de la loi: c'est dans le fleuve de la vie quotidienne, c'est dans le courant du droit prive qu'il puise ses raisons d'intervenir.42)
Si l'interventionnisme étatjque aide à résoudre la question sociale; la voie privilégiée est celle de l'educa ti on qui ne se réduit pas à l'instruction mais permét le développement de Thomme social, c'est-à-dire du caractère sociable en rhomme. Dans une formule assez réussie, Célesrin Bouglé oppose aux socialistes que: la socialisation des biens elle-mème testèrait lettre morte sans une socialisation préalable des personjaes .43) Si un individu est vraiment sociable, alors la solidarité s'impose à lui et il arriv 1 mieux évaluer sa dette vis-à-vis de la société, évitant de détouxner trop de rìchesses à son profit ou de se sentir à ce point lése qu'il s'abandonne a la violence et au rève d'une cité ideale.
Philosophie de Papaisement, philosophie officielle de la République radicale et enfin philosophie pour classes moyennes, telles sont les trois caractéristiqUes majeures du solidarisme.
1. Le solidarisme est une philosophie de la conciliadon, d'abord entre la scìence positiviste et la politique réformiste. Avec l'essor du darwinisme social, particulièrement sous la forme de l'évolutionnisme spencerien, la science semble avoir viré de gauche à droite44) et ne sert plus de garanti e au progrès des idéaux démocratiques mais justifie ou des théories pes-simistes (Huxley) ou des théories réactionnaires (Haeckel). Dans la philosophie solidariste, la démocratìe et la science ne sont nullement incompatibles, mieux encore la science et en particulier les deux disciplines majeures de cette fin de siècle, la biologie et la sociologie permet légitimement de récuser l'ordre établi et de travailler à l'avènement, en faisant des réformes, d'un ordre conforme aux exigences de la conscience et de la justice. Le solidarisme réconcilie aussi l'individualisme et l'Etat en refusant aussi bien rintervendonnisme étàtique sans limites que le nihillsme administratif de Spencer. L'Etat est le moyen d'épanouir les droits de l'individu mais le droit prive prime et sert de modèle au droit public (nodon de quasi-contrat). Le solidarisme se veut encore une troisième voie
9 C, BotiGiÉ, op. ./>, p. 78.
**)J.-T, NORDMANN, Op. i7/,, p. 130.