Rassegna storica del Risorgimento
Risorgimento. Storiografia
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2001
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212
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212 l(!an-YvèsJFjig
L.'esquìsse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain (1794) que le jeune Mazzini Ut cn cachette à la messe est une de leurs références cardinales. Pour le penseur génois, rassociation qui est la garantie du progrès doit s'accompiir progressivement, pacifiquement, publiquement et respectueusement des droits de la nature humaine. S'il n'exclut pas le recours à la revolution,54) il estime que la voie graduelle, réformiste doit étre privilégiée. Comme pour les solidaristes, les agérits de ce réformisme sont les citoyens et non TÉtat. Ce dernier a bien le róle de favoriser l'association mais sans Pimpulsion que lui donne le peuple, il resterait immobile, rive aux bornes atteintes par la civilisation;5S) Le peuple est le seul interprete de la loi et la seule source de la souveraineté politique. Le thème de la défense du suffrage universel est le pivot de la conception politique mazzitìienne eti quelle du radicalisme francais. Pour Mazzini, la transformation des Italiens en citoyens est un objectif capital qui constitue le préalable à la mise en place des institutions cohérentes de l'association qui ne doit pas ètre imposée par l'État mais ètre le fruit d'une adhésion libre et volontaire. Progrès, citoyenneté, réformisme sont les trois maitres-mots de la vision de l'Histoire aussi bien pour les radicarne francais que pour Mazzini puisque le progrès politique et le progrès social sont étroitement couplès. Les con-vergences se dessinent de manière encore plus précise puisque seule la résolution de la question sociale aussi bien pour les radicaux que pour Mazzini permettra au citoyen d'exercer ses droits et d'avoir pleinement conscience de ses devoirs. Leur objectif est que le peuple s'émancipe du sakriat: Voi foste schiavi, voi foste servi, voi siete in oggi assalariati. V'emancipaste dalla schiavitù, del servaggio; perché non v'emancipereste dal giogo del salario per diventare produttori liberi, padroni della totalità del valore della produzione ch'esce da voi?-..56) La tournure juridique de l'exposition de la dette sociale chez les solidaristes est absente dans celle mazziniennè de devoir social où il est fait appel à la morale et à la religion puisque Dieu est la source du devoir et la loi morale la source de la loi civile- Il existe en revanche autant dans le solidarisme mazzi ni en que dans le
solidarisme radicai l'idée d'une interaction entre les droits et les devoirs de
**) Da questi limiti infuori, la libertà d'associazione fra* cittadini è saera, inviolabile, come il progresso che ha vita in essa. Ogni Governo che s'attentasse restringerla tradirebbe la missione sociale; il popolo dovrèbbe, prima ammonirlo, poi, esaurite le vie pacifiche, rovesciarlo. GIUSEPPE MAZZI NI* Dei doveri dell'uomo, Milano, Mursia, 1972, p. 95: première edìtion 1860).
55) Dans la théorìe solidariste comme dans les écrits de Giuseppe Mazzini, TÉtac est un instrumem nécessaire mais non suffisant du progrès social et il ne saurait ètre chosiSé et place, comme le Leviathan, aU-dessus des citoyens.
*Y G, MAZYjm, op, cit., p. 100.