Rassegna storica del Risorgimento

Risorgimento. Storiografia
anno <2001>   pagina <217>
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Manzini et les reformìsmes frarifais 217
universels. La République est, quant à elle, la forme prise par la démocratie qui est elle-mème le principe qui conduit de la république au socialisme. Dans sa pensée, la Iurte des classes, sans ètre reniée, joue un ròle second. La république démocratique doit se transformer, gràce au suffrage universel aux nouvelles formes d'organisation de la société et aux changements moraux, en une république sociale puisqu'il est inadmissible qu'au moment où le salarle est souverain dans l'ordre politique, il soit dans l'ordre économique, réduit à une sorte de servage.72) L'objectif de Jean Jaurès est clairement, à la différence des radicaux socialistes et de Giuseppe Mazzini, la socialisation de la propriéte. Cette différence, si importante qu'elle soit, ne doit pas masquer une mème démarche entre Jaurès et Mazzini puisque la république sociale pour ce dernier, la république socialiste pour le premier, sont la continuation de la république démocratique. Dans la Jfiplè du socialisme integrai de Benoìt Malon mais àvec un raisonnement plus rigoureux et précis, le socialisme jaurésien est la formulation la plus élaborée des aspirations ancestrales de rhumanité à la justice et à la fraternité et elle permet une conciliation entre le socialisme et la république, le socialisme et la démocratie. A Texception d'Antonio Labriola, le socialisme italien qui est Falle gauche de la culture positiviste, est très éloigné de l'humanisme progressiste de Jaurès. Bien qu'il soit très admiré, le xéformisfne de Jaurès est surtout apprécié pour son action durant l'expérience Millerand et la politique du bloc des gauches mais, selon Alain Goussot, spécialiste du rapport entre les socialismes italien et francais, le sens profond du socialisme jaurésien n'est pas percu:
Ce qui différenciait Jaurès des réformistes comme Turati et Bonomi (et cela était bien percu par des intellectuels comme Antonio Labriola et Gramsci) c'était la conviction que cbaque ré forme devait s'inserire dans le mouvement general de Phistoire pour l'émancipation et la Ibération des hommes et des femmes du prolétariat opprime; son humanisme progressiste, son idéalisme révolutionnaire, le caractère dynamique de sa pratique réformiste, en faisait un élément atypique au seìn de la Ile Internationale.
Aussi bien par formation culmrelle que politique, Turati et Jaurès repré-sentaient deux facons de voir et de vivre le socialisme: Turati était positiviste, son marxisme était filtré par l'évolutionnisme et le darwinisme, Jaurès, lui, avait fait des études philosophiques, il était plutót idéaliste et à la différence de Turati, il lisait Marx dans le texte. Alors que Turati écrìvait un essai polémique envers les fchèses criminologiques de Ferri (d'ailleurs cxcellcnt), Jaurès compilait deux travaux philosophico-historiques sur La Haliti du monde sensible et Les origine* du socialisme
" JEAN JAURÈS, Journal Officiti, Dcbats padementaìres, Chambre des Députés, 1893, pp. 81-82.