Rassegna storica del Risorgimento

Risorgimento. Storiografia
anno <2001>   pagina <220>
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220 i Jean-Yves Fré tigne
politico-sociales d'avant 1914. La démarche peut sembler anti-historique, èlle ne l'est que si nous nous demandons un peu naivement si Mazzini, mort en 1872, aurait été radical-socialiste ou jaurésien en 1900, mais elle ne l'est plus si nous mesurons les convergences et les divergences entre son projet de république sociale et ceux d'autres doctrines réformistes. Ces études comparatives nous permettent surtout de mieux cerner le sens de ce qu'est le réformisme. Une perception un peu rapide du réformisme consiste à le penser exclusivement corame une troisièrne voie entre le libéralisme et le socialisme. Cela est vrai pour le réformisme radical-socialiste mais non pour Jean Jaurès qui est clairement socialiste. D'autres le réduisent encore une simple pratique politique sans épaisseur tiiéorique, à un pragmatìsme prudent, tiède voire pusillanime. Mazzini et Jaurès, dans ce cas, ne sont pas des réformistes. Quel est le dénominateur commun entre le réformisme solidariste qui synthétise libéralisme et socialisme, le réformisme jaurésien qui concilie socialisme et république démocratique, et le réformisme mazzi-nien qui rassemble idéalisme religieux et république sociale? Solidarisme, socialisme jaurésien et mazzinianisme sont des doctrines réformistes pour avoir en commun de penser que la démocratie politique ouvre directement la voie à la démocratie sociale.
JEAN-YVES FRÉTIGNÉ