Rassegna storica del Risorgimento
Italia. Questione romana. Secolo XIX
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2001
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Jean-Marc Ticchi
premières jpufssànces d'Europe;81) Meme Ics pressions obtenues par l'in-tervention de ropinion publiqué seraient vaines et, cpi sait, dangereuses, le départ du pape étant inutile, car il pourraìt se trouver durablement en exil.82)
Toute la réflèxipn qui inspire la politique du Saint-Siège à l'àge de la Question romaine est ici exposée, notamment en ce qui concerne les rela-tions avec l'Italie: [...] le départ lui mème n'apparait pas nécessaire pour empècher Pacquiescement aux faits accomplis que l'on redoute, et constater l'incompatibilité de la coexistence à Rome du pape et du gouvernement ita-lien, car il est suffisant que de temps en temps, on renouvelle les déelara-tions et les protestations et lors d'óccasions qui ne manqueront certaìnement pasfr>iP
Le départ presenterai cependant l'avantage d'entretenir l'opinion publiqué dans des sentiments favorables au pape. Rien n'est définitivement com-promis en la matière puisque: [...] ce qu'il convieni de noter, c'est que tous les Etats modernes régis par des corps représentatifs ne peuvent faire fi de l'influence du sentiment des populations en direction du gouvernement; que le Saint-Siège est parvenu à instaurer des relations intimes avec les peuples, capables d'étre largement étendues, [...] que les minorités parle-mentaires peuvent un jour devenir des majorités et s'imposer [...]. Désormais aucune autre chose ne vaudrait mieux que le départ [du pape] de Rome et son séjour en exil pour mouvoir et accroìtre cette force considérable que possedè le pape, comme en compénsation de l'abandon des gouveme-ments-84) Sur La base de ces réflexions, les cardinaux sont appelés a ré-pondre à seize questions {dubbi) relatives à l'éloignement du pape.85)
81 ' /w, p. 23v {...] noia (sì] tratta più di abbattere una piccola fazione di demagoghi e di ribelli impadronitosi dello staro della Chiesa, ma di una intera nazione, costituitasi in monarchia con governo regolare, finanze ed esercito proprio, che ha posto tra le primarie potenze di Europa [...],
m tifa p. 24.
m> Ivi, p. 25, [...] la partenza stessa non si scorge necessaria, onde impedire la temuta acquiescenza ai fatti compiuti e costatare la incompatibilità della coesistenza in Roma del papa e del governo italiano, essendo sufficiente che di tanto in tanfo 1 irinnowìno le dichiarazioni e le proteste ed alle occasioni, che senza dubbio non mancheranno.
W AES, StEc, fase, 333, p, 40: [.,,] quello che più conviene notare, è che tutti gli Stati moderni reto ad ordini rappresentativi non possono prescindete dall'influenza del sentimento delle popolazioni nella direzione del governo; che la Santa Sede è venuta già a rapporti più intimi coi popoli, capaci di essere maggiormente pstcsi ..!J che le minoranze parlamentari possono talora diventare maggioranze ed imporsi (...] (ira a muovere ed accrescere questa poderosa forza che possiede il papa, quasi in compenso dell'abbandono dei governi, ni un'altra cosa tanto efficacemente varrebbe, quanto la sua partenza da Roma e la dimora in esilio.
*5) Ivi, pp, 50-51.