Rassegna storica del Risorgimento
Italia. Questione romana. Secolo XIX
anno
<
2001
>
pagina
<
376
>
376 Jean-Marc Tìcchi
dinaux àurait été ifèmis: au eorps diplomarique. Pour // Diritto, cette annonee -n'est rien d'autre qu'un ballon d'essai qui n'a rien de vrai..Deux jours plus tard, Le Nord de Bruxelles évoque la possibiHté du départ du pape pour Bressanone (Brixen), sui vi par des journaux viennois selon lesquels Jules Ferry aurait offert l'hospitalité à Leon XDI. La nouvelle qui a couru l'Europe est rapidement démentie par la voix du journal parisien Voltaire)
Le projet de départ du pape serait-il désormais une -affaire classée? Tout au plus l'a-t-on mis entre parenthèses puisque Leon XIII désigne, par un motu proprio, Poiché la condizione tristissima (25 aoùt 1884), une commis-sion cardinalice chargée de le suppléer au cas où il quitterait Rome.135)
ENTRE REPIT IT NOUVELLES TENSIONS
Les années 1884-1885 sont marquées par une accalmie dans les rapports entre le Saint-Siège et le Quirinal. Mais si l'éventualité du départ du pape ne fait plus la une des journaux,136) la commission cardinalice créée en 1881 se réunit à la fin 1886 et au début 1887, pour débattre des moyens d'améliorer les relations ave'e les Etats, favoriser les missions à l'étranger et, en cas de fui te du pape explorer prudemment (esplorare prudentemente) auprès des cours amies (corti amiche) Taide qu'elles pourraient apporter.137) Lors des trois réunions qui s'échelonnent entre février et mars 1887, les cardinaux constatent que les demandes adressées à Madrid, Vienne et Berlin n'ont débouché sur aucune proposition concrète.13S> Il se préoc-cupent également du déclenchement d'une guerre européenne à laquelle l'Italie prendrait part. Dans ce casv. la majorité des cardinaux estime que le pape ne pourrait partir, sauf en cas d'extréme violence (estrema violenta). Il devrait rester à Rome en déclarant sa neutralité entre les belligérants et en s'attachant à remplir son ministère aposto!ique.l39> Un prélat estime cepen-
m II Diritto, a 108* 17 àWril 1884, n. 107, 26 avril 1884.
135) StBc, fasci 394f, fol. 6r4;)f, 12rrV. Cette giùnta, composée des cardinaux Monaco La Valetta, Simeoni, jacobini, Nina et Parocchik ne recoit cependant pas compétencc s'agis-sant de toutes les causes majeures, des dispositions applicablcs à. to.ute l'Églìsc et de la creano ri de nouveaux cvéqucs,
** Ainsi Manfroni ne sjgnale-t-il cju'unc scùlc rumeur de départ du pape causée par un concours de dreonstances, di t. 2, pp. Ì3SM40.
m WS, StBc, fase. 343, fol, 4r, fai - 37r-3H.r,
*W) Jvif fase. 344, fol. 3r, canee du 13 janvier 1887,
'VJ> Telle est notamment la position du cardinal Monaco La Valetta qui preside la commission. (3:fflv fase. 344, fol. 18v, sii É fenice du 14 février 1887.