Rassegna storica del Risorgimento

Italia. Questione romana. Secolo XIX
anno <2001>   pagina <382>
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382 Jean-Marc Ticchi
défendrleoiàfare ces bordes. La Commune de Paris fournit, juge-t-il, sur ce sujet, un précédent très instmctif.165) Le diplomate autrichien Hùbner partage une opinion analogue, considérant que la France s'emploie a semer le trouble en Europe et que [...] dans le cas où la guerre celate [rait] [...] les hommes au pouvoir à Paris [...] ser[aient] fatalement appelés à faire appeJ aux éléments du désordre de tous les pays, notamment et avant tout de Tltalie [où] il faudr[ait] alors s'attendre à des troubles [...] et, de la part du gouvernement italien, à un déploiement de forces considérables afin de les reprimer. Ser[ait]-t-il à mème de pourvoir à ce besoin, a une epoque où la plus grande partie de som armée [...] [serait] concentrée au pied des Alpes occidentales? Dans ces circonstances, une levée de boucliers dans Rome [ne serait] nullement impossible, peut ètre mème probable. La garnison se rendr[ait], on peut Pespérer, maitre du mouvement, mais cornine elle ser[ait] nécessairement réduite, peut-étre seulement à la suite d'un combat plus ou moins prolongé. Or, comme le Vatican [constituerait] robjectif principal des émeutiers, peu d'heures suffir[aient] pour s'en emparer et faire main basse sur ses habitants .166) Hùbner considère bel et bien la France, selon une expression employée un peu plus tard par la Revue des deux mondes, à la fois comme la mère de la revolution et la fille ainée de l'Eglise [...] un foyer de revolution et le soldat du pontificat romain.167)
Dans sa correspondance avec l'empereur Francois-Joseph, son ministre dos Affaires étrangères, Kalnocky, attribue les démarches entreprises par le Vatican à Pinquiétude ressentie par Leon XIII à Tissue des élections municipales.168) Afin de calmer ces inquiétudes, l'empereur dépèche le baron Hùbner qui, parvenu à Rome le 2 aoùt au soir, est immédiatement recu par le pape auquel il remet un message de son maitre. Dans cette missive assez tiède, l'empereur d'Autriche souligne l'importances des difficultés dont il doit tenir compte malgré son attachement à la cause de la papauté. Hùbner constate alors que le pape croit M. Crispi capable de tout et lui suppose les plus sinistres projets contre sa personne et le Vatican.169) Si la réponse
6S) Ibidem, il giorno in cui l'Italia subisse una sconfitta militare, e che gli elementi anarchici, communisti e socialisti prevalessero, le bandiere internazionali collocate sul Vati­cano non varrebbero a difenderlo dall'assalto di queste orde. Il comune di Parigi fornisce su ciò un precedente assai istruttivo .
MG P. SALATA, op. dt., p. 217, Hubncr à Kalnocky, 7 aoùt 1888. '1*7). *.*, Lrf Frattee, l'Italie et la Tripli al li unte, dans la RÉI/UB dei deux mondesy 15 juìllet 1889, p. 284.
IA*) Lettre du 11 juillét 1888 et réponse de Francois-Joseph, 12 juillct 1888, reproduites dans F. SALATA, op. eh., pp. 184-185.
i6?> HSbner a Kalnocky, 7 aout 1888, compte rcndu de l'entretien du 8 aoùt 1888 au soir. E SALATA, op. ài., p. 207.