Rassegna storica del Risorgimento

Italia. Questione romana. Secolo XIX
anno <2001>   pagina <383>
immagine non disponibile

Leone XIII: andar via da Roma?
383
de Vienne est décevante, les élément qui parviennent de Paris ne sont, hélas, guère plus encourageants.
LA PUSILLAN1MITÉ DE LA RÉPUBLIQUE
De son coté, le nonce à Paris profite, mi-juillet, de la publication d'articles sur le départ du pape dans L'Univers et Le Gaulois pour interroger le ministre des Affaires étrangères, Goblet, au cours d'un entretien dont il fournit un compte rendu saisissant:
- GOBLET: J'ai lu dans les journaux de ce màtin que le nonce en Espagne aurait fait au gouvernement la méme communication que vous m'avez adressée mercredi 27 au sujet des graves événements survenus à Rome le 17 juin. Croyez-vous que tous les nonces ont recu le mème ordre?
- ROTELLI: Je le crois [...] la situation du Saint Pére devient de plus en plus grave [...] la très recente délibération du conseil d'État de Rome qui dénie au pape et au Saint-Siège le droit d'extra-territorialité pour les actes publies, [...] est un nouvel attentai des plus graves [...]
- GOBLET: M. Crispi est d'une hardiesse extraordinaire, il va toujours en avant sans craindre personne.>
- ROTELLI: Mais les puissances européennes ne devraient pas se laisser intimider et encore moins suivre doeilement {rimorchiare) le président du Conseil des ministres d'Italie.
- GOBLET: Les puissances européennes, c'est vite dit ... actuellement elles n'ont de cesse que de se coaliser contre la France.
- ROTELLI: Et toutes, me semble-t-il abandonnent le pape. Dans cet isolement temporaire de la France et du Vatican, on voit une nouvelle fois le parallélisme des destinées historiques de chacun. Ne semble-t-il pas que le moment soit venu, M. le ministre, pour que les deux isolés s'entendent entre eux pour le bien de chacun, contre leurs ennemis commun?
- GOBLET: Mais comment la France républicaine pourrait-elle le faire si l'Autriche elle-méme, puissance monarchique et catholique, s'est unie avec Crispi aux dépens de nocre pays et de la papauté? Nous Francais, ne pouvons faire maintenant rien d'autre que nous tenir dans la plus grande circonspection et la plus grande réscrve pouf éviter d'étre attaqués.
- ROTELU: J'entends bien et puìs assurer à votre Excellence qu'au Vatican on comprcnd la gravite de la situation de la France face à l'Europe coaliséc. Pourtant, je dois ausai vous assurer que la Rome papale ne renoncera jamais aux espcrances historiques qu'elle fonde sur sa fille alnée.
- GoBLETC II m'est agréable d'entendre ceci, mais je vous le répète, nous ne pouvons rien. Nous sommes en pleine lutte pour notre propre existence. La position du pape est très grave, c'est vrai, mais qui sait s'il n'y a pas quelque