Rassegna storica del Risorgimento
Italia. Questione romana. Secolo XIX
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2001
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386 Jean-Marc Ticchi
De son coté, le grand vizir, Kiamil Pacha fait savoir au pape, par rintermédiaire de Mgr Azarian, le patriarche arménien catholique, qu'il envisagerait d'accueillir le pontife romain a Constantinople. Pour le grand vizir, le choix d'un pays en Europe à cause des rivalités bien connues serait très embarrassant, mais la Turquie, ou la capitale de l'empire ottoman ou la nouvelle Rome, [...] serait le lieu le plus adapté et le plus digne pour le séjour du pape,172) compte tenu de la difficulté de choisir un asile en Europe. Il souhaite cependant que son offre demeure secretò.
Rampolla indique quant à lui, fin novembre, à Revertera, le nouvel ambassadeur d'Autriche près le Saint-Siège, qu'il n'est absolument pas exclu173) que le pape quitte Rome, peut-étre mème avant les fétes de Noèl. Au début décembre c'est au prince de Liechtenstein que la rumeur attribue Tintention d'offrir Thospitalité au pontife. La nouvelle suscite Un grand écho dans la presse et fournit, pendant plusieurs jours, le principal sujet des conversations dans les deux partis qui se partagent Rome,174) selon le conseiller de Fambassade de France près le Saint-Siège. Ces racontars sont mollement démentis par L'Osservatore romano'11 qui estime que des faits graves comme la préparation du nouveau code penai rendent la situation du pape toujours plus indigne. Crispi estime, quant à lui, que cette menace tend à empécher la visite de Guillaume II au roi d'Italie, comme il l'indique, le 15 juiilet, aux ambassadeurs d'Italie a Vienne et à Berlin. Il ajoute à
prétexte d'y tenir un concile. Le consul observant qu' il serait malaisé de loger còte à còte le vicaire du Christ et la société des jeux, le prélat lui répondit que Son Àltesse Serenissime prendrait bien certainement les résolutions nécessaires et qu'ensuite la présence du Saint Pére ferait oublier Monte Carlo. ADN, Rome Saint Siège, ambassade, 2C s., n. f., canon 53, liasse 172, n. 7, let. du consul de France dans la principauté, L, de La Morlière à Béhaine, 19 décembre 1888. D'après les informations que nous ont communiquées M. Régis Lécuyer, conservateur des Archives du palais princier, et Mgr Joseph Sardou, archevèque de Monaco, le 10 aoùt 1999, ni les archives du palais princier, ni celles de l'archevéché ne conservent de documents sur cette affaire.
J>'AES, StEc, fase 360, fol. 5r-6V, s. prò., let. Azarian, n. 40, 1" décembre 1888, sarebbe assai imbarazzante la scelta d'un paese in Europa per le note rivalità, ma la Turchia ossia la capitale dell'impero ottomano ossia la nuova Roma [...Jsarebbe il luogo il più atto e dignitoso per il soggiorno del papa. Cf. cgalement la min. de la let. de remerciernents rédigée par Giacomo Della Chiesa, w4> fol* m *Ktt 78972, 11 décembre 1888 et enfili la Jet d'Azarian n. 42, 19 décembre 1888, selon laqucllc le grand vizir souhaite que cette offre reste secrète /W, fol, lOr-llv,
l73) F, SALATA op. citi, p. 202, non era assolutamente escluso,
"> MAEF.CPi Saint Siège, voL 1093 fol. 270r-275r, rap. Monbcl n. 211, 9 décembre 1888.
Ifija tìtt, *.-13, 1888, voi. 12, pp. 741-742, 9 décembre 1888; L'Osservatore romano, 11 et 12 décembre 1888 citant L'Italie.