Rassegna storica del Risorgimento
Italia. Questione romana. Secolo XIX
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Jean-Marc Ticchi
Malgré les exagérations des journalistes et les fatai sies des vatica-nisteSj la question du départ du pape reflète enfin les tensions économiques et sociales auxquelles est soumise Rome à la fin du XlXème siècle. Capitale en transition, la cité subit l'incidence des bouleversements politiques que reflète son urbanisme, et, au quotidien, les péripéries des relarions entre le Vatican et le Quirinal. La presse, qui s'en fait l'écfa :souvent approximatif et parfois franchement infidèle contribue tout autant que les déclarations du pontife et les imprécations de ses adversaires, à sa perpétuation et à sa drammatisation.
Qu'elles que fussent ses motivations et son incidence pratique, la con-formité du choix de Leon XIII à celui de Pie IX traduit, quant à elle, l'indissolubili té du lien existant entre Tévèque de Rome et la terre où Pierre est enséveli. Alors que dans la conception des cannonistes du Moyen-Ags2Af}> résurnée dans l'adage ubi papa, ibi Roma, les frontières de la Ville éternelle identifiée au Siège apostolique , se déplacent avec la personne et la residence du pontife, où que celles-ci se trouvent, dans l'Italie post risorgimentale, le pontife romain ne peut plus quitter son siège sans avoir la certitude d'y revenir. L'incertitude de sa condition de roi dépossédé et la précarité de sa position de souverain sans territoire, le contraignent à demeurer auprès de la tombe du premier apótre. En ce sens, il est loisible de dire que jusqu'à la signature des accords du Latran, ubi Roma, ibi papa.
JEAN-MARC TICCHI
2A0) MìCHBLP. MACdiRRONK, libi iti papa, ibi est ilo/M, dans tior/tana eccksìa cathedra pttri, a cura di PIERO 2RU, RAFFAELLO VOLPINI Ct ALESSANDRO GALLIJZI, voi. II, Roma, 1991, pp. 1137-1156,