Rassegna storica del Risorgimento
RUFFINI BERNARDO ; RUFFINI CURLO ELEONORA
anno
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1922
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pagina
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207
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Il padre dei Buffimi fà
ponner à l'attóre avec plus d'energie que jamais Mes inquié-
tudes se taiseut à presenti j'ai li missive sour le yettxs e* est
bien là. ton écr?iiwk, .ce soirt bliS s1 épressions maternelles,
tendres et fortes a la ibis, doueeinent nielaneoliques, saintement
affectiueuses qu'tu trouves dans ton coenr; minière inepuisable
de tout ce qui est beau, de tout ce qui est bon. Je te sais af-
iligée, je te saia ounrante: il ne pourrait en étre autrement,
mais en memo temps je sais que tu ohéris MWBQ la vie parco
que vivrò e'est nous aimer et étre aiinóe de nous : je sais que
1p.es résolue de supporter cette cruelle porte avec cette fermeté,
qu'on puise dans la réligion eombinée avec la tondi-esse : je sais
que tu trouves inème assez de l'orci "pEfr óommander a ton
pliysique, pour l'aìre des démarches, qifj-ont en vue le bien-èfcre
de tes enfants: je sais en un mot que cornine en tont autre cir-
constance, comme- chaque epoque de ta vìe, tu tè moutres
sublime de verni, de dévouemetì'i'amoui". Que dieu te bénisse,
que la Yierg laisse pleuvoir sur tot lo plus doux, le plus sou-
riant de ses regards pour tant de consolafcion que tu verses
dans mon coeur. L'amo tf*jii' ari: iipi li ;0oufcemple du ciel,
doit tressaillir de joie au spectacle de notre affection, assez
puissante pour fair somire la morte elle me me en l'envisa-
geant comme le commóncement de la véritable vie, pour com-
bler Ies distances qui nous séparent matérieliement, en réunis-
sant nos esprits, et pour faire jailur du sein de notre mallieur
quelque chose qui ressemble a une joie mélancolique, et óthéree.
Et moi .aussi j'ai des consolations1 te donnei-. Omero que je
siiis; memo de te donner l'assurance de ma parfaite sante, et
de ma résignatiou calme eife; fàanqufilè à la VOlOtìté-du ciel, je
puis t'aunoncer que mes aJfapM1 fe prennent une assez bornie
tournure. Tu l'as dtr? ma/tesolution de venir ìci était; peut-étre
une ispiratimi d'eu lant: la comcidenoa dò la maldi'o et de la
porte de notre bon Monsieur, icommo Je. te l'ai dejjà dit, me con-
iirme dans cotto ciyancy;
J'ai trouvé ici des porsonnes, qui se niontrenfr. ciajites pour moi. Non seulement on promet de ni'aider dans mes pro-jets, mais Ojil a meme pour moi oes égards, ces prévenances, auxquellea Loadres m'avait deshabillé, et quo Fon apprécie da-vantage en se trouvant dans une sÈbuation comme la rnienne,
On m'invite à des soirées, à des dmers, plus mème que je