Rassegna storica del Risorgimento
RUFFINI BERNARDO ; RUFFINI CURLO ELEONORA
anno
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1922
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pagina
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208
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28 Arturo Codignola
ne le sounaiteraìa : on parafa paye:r- iti èertain respeet à me ma-lheurs.
Je ne me laisse enivrer par ces bona commenoements, j'en jouis néammoins et surtout poni* toi, douce colombe,* qui ressens nòs joies plus vivement que nous-méine. Il n'y a que trois semaio es que je suis icì et j'ai déjà plus gagné qu'en trois ans que fai passès Londres : tu sais *pe j' avais trouvé un aimable vieux couple, qui preuait des leons de Franeais de moi. Ces bonnes personnes viennent de partir, en prenant congé de moi d'une manière assez afifectueuse ils m'ont payé les douze lecons que je lem* ai données : savoir 2 guinées, à peu près 53 franca. HS esperenti èfcre de retour bientòt et il est problable que la dame continue ses leons. lei il faut que je retraete ee que j'ai mis à la cìiarge de Lord James. La conduite n'a été mauvaise qu'en ap-parence. Tandis que je nie croyait prcsqu'inauìté de lui, il éeri-y-ait. '-éUi ma faveur précisément a ee vieux eouple et un aufcre personne de ses amis : de manière que je me suis trouvó son onbligé sans le savoir. Je tàcherai de fairé amende honorable des jugements tóméraires que j'ai porfcés sur son compte. Oe qui m'a plus extrémement dans mou écolière c"est son embarras et sa gaucherie extrème en me donnant l'argent. Je n'ai pas be-soin de te dire que j'étais eneofe plus embarassé à le ajocevoir, qù'eilè' à le donnei*. 'CSe n'est pas iboufe Au moment que cotte lécon me manque, il m'en surgit une aufcre dJun autoC/èliii. Tne demoiselle veut prendre quelque Ipéon de moi avant de partir pour la- campagne, deux foia par semaine, au prix de deux guinées chaque douze lenona. Je donnèrai demaine une première leoon a eette jeune personne. Tout ceci est déjà beaucoup, si tu considères que Je n'ai pas eneore passe un mois iei, c'est extrémement Iieureux, parce que nous sonimes dans ce qun appelle iei la saison morte. On ferme l'université, on suspend tout enseignemen eb les riches s'en vont soit a Londrès p à la campagne. Oes deux lecons sont partant une heureuse trou-vaille sur laquelle je n'avais nullemenfc le droit de compter. Elles me font bie.ii presagii' pour la nouvelle saison, qui recom-mence à oetobre et le céeur me dit que pour l*aWÌ Wl Je serai en état Ùe pourvoir aux besoins de ma propre subsistence soit en totattté, soit au moina en grand partie, cei .que se véri-fiant sera une marque de la Providence divine, en égard aux eirconstances toujours plus critiques de notre famille. Ah 1 pour-