Rassegna storica del Risorgimento
1839 ; BONAPARTE DI CANINO GIROLAMO ; CONGRESSI DEGLI SCIENZIAT
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Roberto Cessi
dette circonstance dti projet de la róunion en questàon ayant occasionile un entretien entre l'envoyé d'Àutriche et moi, dans cette entretien le dit envoyé m'a laissé connaitre ce qu'il pense du 6. Ducile et ce qu'il redoute, comme j'ai déjà eu Thonneur de vous noter plus haut. S'il y ayait un mouvement en Franco, cette légation d'Àutriche est persuadée que le premier mouvement en Italie partirà de Livorno, Pisa et la Toscane, seconde de l'Ile de Malte, Oette crainte est basée sur tout ce qui est à votre connaissance relativement au menées qui ont lieu à Malte et cèlle des individus italiens et étrangers stationnés à Livorno, sur la réunion dans le G. Duché et à Florence de tants de Po-lonais et surtout, d'un grand nombre de refusiés ou personnes qui ont pris part aux preeedants révolutions d'Italie et mèmes d'individus Toscans dans un temp relegués et qui sont aujourd'hui employés par le Gouvernement. Enfin plus que tout ce qui donne des inquiétudes aux agens Autrichiens, c'est le peu de confìance que leur inspii'e le gouvernement, ne pouvant, disent-t-ils, comp-ter, ni sur la loyautó des employés, ni sur la sincérité du cabinet et moins encore sur la police. On juge D. Neri Corsini, innepte commc Ministre des affaires etrangères et comme directeur general de la police, dominò par ses sous ordres: aussi, ce qui vous étonnera peut-ètre, monsieur le Oomte, travaille-t-on pour faire revenir sur l'eau de Vienne Eossombroni.
Il est naturel que cette légation autrichienne aura par ses rapports dans un sens de méfianee et d'inquiétude non seule-meut réveillée, mais provoquée serrieusement l'attention de son gouvernement, qui de son coté, si j'ai bien dévinée le Comte Bewitsky, va donnei* des dispositions pour étre en mesure et prevenir pour ne pas ètre prévenu. Les circonstances du moment surtout inquiétantes, qui se rattachent à la France, l'imposent.
Quoique je sois persuade que vous étes probablement informe sur les determinations du Cabinet de Vienne, surtout que, si j'ai encore bien compris, elles doivent avoir un certain accord avec notre Roi, comme néanmoins il semble probable que la ligne politique sui vie par le gouvernement Toscan aui'a aussi motivés les mesures précitées, je n'ai pas voulu, monsieur le Oomte, manquer de vous trasmettre de suite les notions parvenus a ma connaissance.
CABLO DI S. MAEZANO