Rassegna storica del Risorgimento
1839 ; BONAPARTE DI CANINO GIROLAMO ; CONGRESSI DEGLI SCIENZIAT
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Roberto Gessi
va
Rome, le 8 juin 1839. Mon Prinee!
MJ le Ministre des affaires étrangères de Sa Majesté Sarde m'ayant fait l'honneur de diner chez moi ces jours passés, j*ai pris occasion de l'entretenir sur le prò jet des réunions annuelles des savants et naturalistes de l'Italie et dont la première devra avoir lieu au mois d'Octobre procham; sur l'intention du gou-verneinent Pontificai de ne pas les admettre dans ses États, ni d'autoriser ses sujets d'y prendre part, et sur l'espoir que les auteurs de ce projet annoncent que Sa Majesté Sarde n'y serait nou seulement pas contraire, mais qu'Elle autoriserait meni e la plus prochaine assemblée de se réunir dans Ses Etats et mème dans Sa Capitale. M.r le Oomte de la Marguerite m'en parla comme d'une affaire qui ne l'aurait jusqu'ici ni occupé, ni interesse, et dont il me dit avoir entendu parler pour la première fois peu de jours avant son départ de Turin. Il parafe étonnó d'apprendre que le gouvernement de Sa Saintóté se montrait si peu favorable à ces réunions et il s' exprima avec réserve, mais en mème tema avec indifference sur la possibilité que de parellles réunions puissent è tre admises dans les Etats de Sa Majesté Sarde et encouragées mème à s'y rassembler. A en juger d'après la manière, dont M.r le Comte Solar de la Marguerite s'est prononcé envers moi, je crois presque pouvoir admettre, ou que cette affaire a déjà été trai tèe et sanctionnée à Turin, ou bien qu'il l'envisàge d'un point de vue qui ne le deciderà nul-lement d'opiner dans les conseils du Boi contro l'admission de ces réunions.
Le Prinee de Mussignano, occupò dans ce moment d'affaire de famille et entre autres de l'hoirie du Cardinal Fescb, ne m'en a plus parie, mais je sais que l'affaire lui tiént à cceur, et je crois avoir appris comme venant de lui, que Son Altesse Imperiale le Grand-Due comptait sur l'appui que prèterait l'Ar-chiduc Vice-Eoi ìi ces réunions, auxquelles en principe Son Altesse Imperiale ne serait déjà point contraire.
Habitué, mon Prinee, àne Vous dissimuler jamais mon opinion lors mème que je pourrai me croire dans l'erreur, puisque je ne puis que gagner en la voyant rectiiìée par des traits de