Rassegna storica del Risorgimento
1839 ; BONAPARTE DI CANINO GIROLAMO ; CONGRESSI DEGLI SCIENZIAT
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1923
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Retroscena politici del primo congresso degli ecc. 475
luuùères que Vos directions repandent et qui me permettent de me rendre raison sur des bommes et des choses que je jugerai differemment, Votre Altesse me permettra d'articuler ógaleraent celle, que j'entretiens, sur l'effaire en instauce, sur l'opportunità sui* l'avantage qu'il y aurait pour le gouver-nement de Sa Majesté* d'y opposer de la resisfeance, on bien de subir ce qui pour le moment néiSaurait ètre cbangé. J'ose me tìatter que Votre Altesse ne m'accuserà pas de présomption en avanQant un avis, qui ne m'a pas été domande, et qui, vù ma positìon offici elle, ne saura it l'dfcre, mais que ma consci enee m'o-blige de Vous soumettre respectuensemente.
G'iest avec uue entière franchise <0Q -je déclare qu'il aurait été préférable qu'un Souverain, qui occupo une partie clu centro de l'Italie moins importante par son étendue que par sa position géographique et par les dispositions intellectuelles et sociales de ses habitans, eùt voulu se concerter avec les gouvememens voisins et amis avant de provoquer des réunious, que l'attitude ferme, sérieuse et sevère, lorsqu' il le faut, des gouvernemens de l'Allemagne a su rendi*e inoffensives mais qui ne le seront peut-ètre pas au mème dégré dans cette péninsule, où des passi ons et des souvenirs historiques exereent parfois une forte action sur l'esprit et sur l'imagination des hommes. M.sgr le Grand-Due de Toscane, protégeant la première róunion au point de lui accorder son patronage particulier, et le Boi de Sardai-gne ne déclinant point à ses sujets de s'y rendre, serait-il à conseiller que FAutricbe interdise aux savans et naturalistes du Hoyamne Lombard-Venitien, connus comme bommes pro-bes et devoués à l'État, d'y intervenir? Le Prince Mussi-gnano m'a dit une fois dans la ehaleur de la conversation: Si l'Antri di e est contre nous, nous sommes perdus et il me donna à entendre que le projet éebouerait pour lors, puisqu'il ne sauraifi convenir aux savans Italiens de se bora or a la Toscane. Si à ce sujet le veto de notre Auguste Cour exeree son influenee et fait manquer le projet des réunions lifctóraires, ce sera l'Autriche que Fon en accuserà, ce sera elle qui sera taxée d'encliainer les esprits en Italie et les gouvernemens les moins disposés à les favorisci' donneront à entendre, à l'instar des Hbéraux ennemis par principe de l'Autricbe, que c'estr pour compiane à la Oour de Vienne, pour se soumettre à ses conseils qu' ils ont prive leurs sujets de l'occasiou de se con-*