Rassegna storica del Risorgimento
1839 ; BONAPARTE DI CANINO GIROLAMO ; CONGRESSI DEGLI SCIENZIAT
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1923
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Retroscena politici del primo congresso degli ecc. 493
sonne et oritiquée de tout le monde, a été rapportée à Turin comme étant le résultat du choix de l'assemblée. On était tel-lement sur d'avance du consentement du gouvernement sarde, qu'on se dispensa à la fin de la réunion de procèder formelle-ment aux choix generalement attendu.
En eflet ce consentement, comme Yous le savez déjà, mon Prince, ne se fìt pas attendre longtems. Monseigneur le Grand Bue, qui ne m'avait pas cache sa haute désapprobation de la proposition indiscréte de M.r de Musignano, fut bientòt gagné. D'abord on lui a sugéré de ne point percuettre le choix d'une ville pour residence de la prochaine réunion, clont il n* était pas constate que le Souverain respeetif y donnait son approbation. Ce principe une fois établi et accueilli par le Grand Due, la proposition de M.r de Musignano ne pouvait pas à- moins que lui ètre agréable, quisque celui-ci soutenait hardiment que S. M. le Boi de Sardaigne accepterait sans aucun doute la proposition faite par lui à Turin au nom de la j!Éiion, que par conséquant la déli-catesse et les égards de S. Jk; S M.sgr le Grand Due en-vers les souverains étrangers étaient entièrement satisfatta, et que la décision de M.sgr le Grand Due était si sage, que la première réunion des naturali stes italiens n'avait pas besoin de suivre Vexeinple de réunions ótrangères, ni de se lier à la première notification mentionnée ei-dessus.
Le Grand Due enfin était tellement persuade de ces raison-nemens, que dans sa haute satisfaction sur la bornie réussite de cette réunion docte il allait, d'après ce que m'a dit V astronome Amici, l'un des homnies de confiance de S. A. et E. dans Cette occasion, jusqu'à se recommander avee chaleur aux savans Piémontais, afin que la réunion de l'année 1841 se tint à Florence.
Msg*r le Grand Due ne s'est point appercur, que de cette manière les menées du Prince Musignano étaient substituées au choix de l'assemblée, qui ne décidait de rien, mais l'assemblée elle memo n'en était pas la dupe: la plupart des membres ont quitte Pise très mécontents de ce que M.r de Musignano ait abusò du nom de l'assemblée dans l'intérét de ses vues privées. Suivant mes notibns, cette intrigue a été conduit d'intelligence avee M.r Góné (1) de Turin, qui entretient des relations inthnes
(l) )ireoteur du Musèo zòologiqno à Turin.