Rassegna storica del Risorgimento
1839 ; BONAPARTE DI CANINO GIROLAMO ; CONGRESSI DEGLI SCIENZIAT
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Roberto Cessi
tout l'avantage qu' il pouvait en tirer pour la soidisant bornie cause italierme; que le commenceinent de la réunion de Pise a été accompagno de symptòmes manifestes de sa tJendence poli-ticme, indiqués ménie par le choix cles couleurs des deux billets d'entrée remis aux membres, donfc l'ensemble forme le tricolore francala; qu'enfin la plupart des membres de cette première assemblée italienne appartenaient aux sectes seerètes: et cependat le rapporteur pretend et, appuyé sai' mes notions particulieurs pro-venant de sources dignes de Ibi, je ne doute nullement, qu'il nò se soit forme bientót une espèce d'esprit de corps parmi les membres de eette l'éunion de ne nouer d'aucuue manière et sans aucun prétexte des diseussions et des enfcretiens politiques aux dólibérations scientifìques de la rénnion de cette année, soit pour ne pas eauser des secrets au Grand Due, pour lequel on af-fectait le dévouemeut le plus exalté, soit pour gagner la con-fiance des autres gouvernementes, soit ennn pour faire sentir aux gouvernements de Eome et de Ha.ples le tort de leur prohi-bition.
LTaffidò peut avoir bien encore raison lorsqu'il pronostique que la réunion de Turni suivra exactement l'exemple de colle de Pise; et que seulemont la troisième réunion à Florence sera con-saerée au développoment des tendanees nationales.
Il eùt été en effet fortement à désirer que S. A. I. et E. Monsigneur le Grand Due, qui etaìt au commencement si facile de la proposition prómaturée de Charles Buonaparte, n' eùt pas été induit plus tard jusqu'à se recommander aux doctes de Turni, afin que la ville de Florence soit choisie pour la troisième réunion; puisqu'enfin il est très difficile de croire qu'il artcomplè-tement ignoré ces conversations indiscrètes, où l'on s'amusait à faire allusion au bonheur que l'Italie se pourrait promettre sous un Boi aussi magnanime que lui.
Tout bien pesò, je crois répondre parfaitement aux devoirs de ma position en continuant à verser une attention suivie aux résultats de la réunion de Pise et jeme flatto de rencontrer l'approbation de Votre Altesse, lorsque je revieus encore quel-ques fois sui* ce mème sujet.
Agréez, mon Prince, l'hommage de mon profond respect et de mon entier dévouement.
RBVIOZKY