Rassegna storica del Risorgimento
1839 ; BONAPARTE DI CANINO GIROLAMO ; CONGRESSI DEGLI SCIENZIAT
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Roberto vessi
avait jugé de la défendre dans ses éfcats, ava.it assurement de bonnos raisons pour le faire, mais qae ces raisons n'existaient pas en Piémont; que chez nous tout est parfaitenient tranquille et que d'ailleurs le gouvemement du Eoi ne voit dans cette réunion aucune but cache et qu'il la considero Gomme purement et exlusivement scientifìque. Le chargó d'affaires du S. Sìège sortit alors du sa poche une copie de la lettre adressé par le Oomte Oastagnetto au Professeur Gerbi et il parat affecté des phrases qu'elle contenaint. Après l'avoir lue avec attention, je lui dis que le contenu de cette pièce prouvait à l'évidence l'exactitude de ce que je lui disais, savoir que le gouvemement de S. M. ne voyait dans cette réunion aucun but cache et secondaire et que par conséquent il n'avait pas cru lui fermer les portes du Piémont. J'ai ajoutó que le ministre d'Autriche, qui n'avait pas approuvé d'abord la réunion, avait ensuite changé d'avis et qu'il m'avait avoué qu'il avait étó enchanté d'apprendre que le Eoi eùt consenti à l'avoir dans ses états. J'ai observé que, si S. M. avait refusò" son contentement, elle aurait eu l'air d'attacher à cette assemblée une importance qu'elle uè mèrito absolument pas et que son refus aurait sans doute determinò le G. Due de Toscane à permettre que la seconde réunion eùt lieu dans son état, ce qui aurait probablement déplu au S. Siège.
Mon raisonnement parut avoir satisfait M.gu Santucci, qui me dit qu'il était intimement persuade que le G. Due avait écrit particuliérement à S. M. pour l'engager à recevoir a Turin les savans italiens. Bn lui répondant que j'ignorait jusqu'a quel point sa supposition pouvait ètre fondée, j'ai glissé dans la con-versaiàon que S. M., malgré son affeetion et sa dófórence pour ses Augustes Parens, n'agit que d'après sa convietion et toujours d'une manière conforme à son vif désir de faire tout ce qu'il croit plus avantageux à ses sujets.
M.gr Santucci est très monte contro l'assemblée des savans italiens, mais je crois que les explications, que je lui ai donnóe sur leur admission à Turin, ont diminué ses inquiétudes, puisqu'en definitive il a convenu avec moi que leur ressemblement en Piémont ne peut inspirer aucune crainte. J'ai ajouté qu'il pouvait tee persuade que chez nous on prendi'ait sponbanément toutes les mesures necessaires pour rassurer le S. Siège, au quel S. M. et son Cabinet sont sincèrement dévoués, et les autres états italiens et pour fuiro avertir les projets sinistres des li-