Rassegna storica del Risorgimento

1839 ; BONAPARTE DI CANINO GIROLAMO ; CONGRESSI DEGLI SCIENZIAT
anno <1923>   pagina <506>
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Boberto Gessi
pas de remplir sa gracicuse promesse. M'étant engagé à Lui ré" stituer l'originai et toutes mes démarches de me procurer un autre exetnplaire étant infructueuses, preuve que cet imprimé a étó distribué en très-grand secret et en très petit nomare, j'en ai fait prendre une copie, que je m'empresse de soumettre ci-jo-inte à Votre Altesse pour le cas possible que 1' exemplaire, que M. le Grand Due a fait remettre à la Légation Toscane à Vienne, n'eùt pas été mis à la disposition de Votre Altesse.
J'ai voué toute mon attention à la lecture de cet imprimé.
H n'est qu'une espèce de libello. Outre quelques connais-sances de l'auteur sui* l'origine et le développement des réunions scientifiques étrangères, il a l'aire de vouloir se prononcer contro ces réunions en Italie pai* la seule raison de donner un libre cours à ses diatribes contre la tirannie de l'étranger, contre le Pape, le Teutonisme et contre l'Autriche.
Les platitudes du libelliste,lorsqu'il parie de l'esclavage et de l'avilissement des Itali ens, sont, à l'égard du Eoyaume Lom-bard-Vénitien, aussi bien réfutées par l'esprit de contentement et d'adhésion au gouvernement Autrichien, que les Lombard et les Vénitiens prononcent ouvertement à toute occasion, que les plaintes hypocrites contre la misere en Italie et contre les pré-tendues entràves du développement de sa prospérité matérielle doivent échouer, quant à l'Autriche, en face de la prospérité ge­nerale des provinces lombard-vénétien, en face des progrès écla-tans de l'industrie des fabriques et des manufactures surtout de la Lombardie, en face enfìn des oeuvres d'embellissement gigantesques de Milan.
Le véritable but de cet imprimé n'est pas clairement énoncé. Des personne bien pensantes et des Italiens trèsinitiés dans les menées de leur pays, sont d'avis, et je suis porte à partager cette opinion, que les dóolamations contre les Napoléonides et nommément contre le Prince Musignano ne sont qu'un strata-géme pour le rétablir dans la confiance des gouvememens d'I­talie, et pour éloigner de sa personne tout le soupgon, que son air protecteur des assemblées nationales * des lettres italiens et l'ardeur affeetée avec tant d'ostentation de s'y faire valoir pour-raient éveiller auprès d'eux. Je puis d'autant moins me défendre contre cette idée, que dans ce pamphlet les sorties contre le S. Siège, l'Autriche, Modéne et l'éstranger (: lo straniero :) en ge­neral sont rudes et exagérées, et que seulement le gouverne-