Rassegna storica del Risorgimento
1831 ; STATO PONTIFICIO
anno
<
1924
>
pagina
<
458
>
45s A Basigen
Je parlais un jour de X InquiUion avec le Pére Merenda Conv missaire general du Saint Office à Rome; il me dit qu'elle n'était établie que pour retenlr par la crainte. Ah ce n'est pas là l'empire qtìe doit exercer le pére Coni in un des fidèles, celui dans la bonté et la charité duquel les malheureux doivent trouver consolatici! et soulage-ment. Il faut laisser aux tribunaux séculiers le triste devoir de fafoe; tomber la main de la justice sur les coupables et réserver au pére comraun les droits de pardonner et de faire grace. Le sentiment de l'amour et du respect est celui qui doit s'àdresser à lui, j'amais celui de la crainte.
11 est indispensable qu'une loi soldinelle condamne tout accusateur dont les imputatìons sont reconnues fausses, à la péine qu'aurait subi l'accuse. S'il eùt été reconnu coupable et de plus le déclare indigne d'ètre jamais recu en temoignage. Il ne l'est pas moins que toute ac-cusation anonyme soit méprisée et jettée au feu.
Si l'accusation signée se vérifie ét-ré vraie, le nom de l'accusation peut et doit etre tenu absolument .secret, è moins que cet accusateur ne se fasse connaitre lui méme. Si elle se vérifie fausse,' èlle doit étre remise à l'accuse pour qu'il puisse se faire rendre justice.
L'humanité et le bien public demandent à l'envi que les maison de détention pour les condamnés soìent organisées de maniisef <que les détenus y contractent l'habitude d'un travail assidu, et y apprennent un métier, lequel puisse leur fournir les moyens de vivrei lors qu'ìls auront épuisé leur peine; qu'ainsi ees maisons ne soient plus des écoles d'oisiveté et de vice, où se préparent et se contractent des associations de brigandage et de voi pour le moment où ces détenus seront remis en liberté.
Je crois que le justice veut qu'on n'attribue pasìenorme quantità de dèlits qui ont lieu dans les États du Pape uniquement à néglicence du Gouvernement; il se pourrait fort bien qu'il ffìt du au defaut de ces ènrólements militaires qui purgent les autres pays de la plupart de leurs nauvais sujets et en les habituant à la discipline, en font des ètres si ce n'est utìles du moins inoffensifs. Il serajt fort possible que le bon ordre qui s'est montp de toutes *arts sous le regime momentanee de la revolution alt été dùenpartie, a la circonstance que les Comités provisoires s'étaient débarassés des sujets les plus turbulents, en les envoyant à l'armée. Tous i?eux qui ont à instruire des procédures criminelles et à juger de la vie* de l'ipnneur et des propriétés de leurs semblableS doivent étre placés dàtfs une position à l'abri du besoin. Si l'État n'apas les moyens de Ics recorapenser uffisamnient en argent, il iloit chercher