Rassegna storica del Risorgimento
1846 ; DIPLOMAZIA ; FRANCIA ; PIEMONTE
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1924
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627
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// Piemonte nella primavera del 1846 627
Quoique Jssu d'une fàmille noble et ..eonsidérable de l'Ile de Sar-daigne on peut regarder le chèvalier de Vìllaraarina cornine l'enfant de B oeuvres. Tout jeune encore, au moment où la Revolution franaise éclate, M. de Villamarina, dont la tète est ardente, le coeur chaud et bien place, l'esprit vif, pénétrant et étendu, fut séduit par la gioire de nos armes, Il deserta la maison paternelle et s'engagea dans un règi-ttleiit fraucais où il servit sous Scherer et sous Moreau. Il parvint promptement au grade de Capitaine et était au moment d'étre fait chef de Bataillon, lorsque son pére vieux et mourant le fìt conjurer d'aban-
dans sa Patrie et dans sa famille. Il a élé pendant quelque temps au service d'Au eriche. C'est un homme d'un esprit actif et d'un caractère entreprenant. Il a fait des opérations de commerce avec des négociants Génois. Il a voulu 'àtneliorer la culture et l'exploitation de ses biens en Sardaigne. Lors de la Revolution de 1821, il. se fit remarquer par la vivaci té de ses opinions. Le prince de Carignan avait pris du goùt pour lui et se promettait évidemment de Pap-peler au Ministère dès qu'il regnerait. Cependant il ne rìsqua pas d'abord ce choix. M. de Villamarina fut nommé Conseiller d'État, de la section des Finan-ces. Au milieu de Poisiveté et de l'insigni fi ance du Conseil d'État, M. de Villamarina trouva raoyen de se tirer de pair et de tourmenter un peu les raini-stres par son esprit de contròie et de critique. On assure qu'alors le corate de La Tour pensa qu'il vaiai t encore mietix que M. de Villamarina fut. Ministre. Ses amis attachèrent une grande importance à son entrée au Ministère. Leur éèpoif à été compietemene déc>*' M. de Villamarina s'est aussitòt effacé. Il est un administrateur plus ou raoins capable, mais n'est pas tenté d'étre un homme potitique. Son in lì ti enee ne s'est fait sentir en aueune circonstauee. Il s'est enfermé silencieusement dans ses attributio'ns, sans àutre précatrtion que de lais-ser tratispirér panni le public cMl qu'il n'est nullement favorable à la marche generale des aftaires, à la politiqùe du Cabinet, aux acles de rigueur, aux excès de policei Les: persónnes qui ne le connaissent que de réputation et qui se sont trouvées en rapport avec luì, n'ont pas jugè qu'il méritàtle réputation d'esprit que ses amis lui avaiént fai te et penserei jgjt'il n'est en aucun cas destine à jouer un ròlé principal. Mais un Ministre Tut-in yt dans une rèserve si muette, dans une telle crain'ie dtì seromipro.metjfie. pe: peutyttre ce jugement porte sur M. de Viliamarlria; nfelgÉ pas- reudu en affisante; connaissance. (Archine* des /ffititres Bfrw0m Tuffa,, fJtémotes.i?e;j; oeuments f. 38-40)- (Cf. COMTE MARIO DEGLt ÀLBKftìrt} ifMf< aiinm SfiS, i7Q. Note. Pès de Villamarina fot page, non. pas de Victor Emmanuel J** .mais de Victor Araédée III. Ministre de la Guerre prestine: aussitòi apre?? favènement de Charles Albert,- il conserva ce portefeuille IffsiKéfrÒA?, M m.ourut subitement en 1853. Cf. dans BBRSEZIO, // regnò M WfMmM tivmmteh M ,-ft* pages 3S9-39J. Le jugemenfequ'il porte -sur Pès deViiiamarina).