Rassegna storica del Risorgimento

1846 ; DIPLOMAZIA ; FRANCIA ; PIEMONTE
anno <1924>   pagina <631>
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ìì Piemonte mila primavera del 184.Ò 631
sur la discipline et ifitraitable sur le point d'honneur. Tout officier ou raème tout soldat, qui aurait manqué a ees conditions, est sévèrement punì, ou rayé des caclres de l'Armée et envoyé dans une compagnie disciplinaire en Sardaigne. Il cherche a cxciter l'émulation du soldat, à élever son inorai, à lui inspìrer du dévouement et de l'attacbement à la personale du souverain. M. de Villamarina pense que c'est en déve-loppant l'esprit militaire dans les Etatssardes qu'on parviendra a ga­rantir cette petite monarchie des deux colosses entre lesquels elle se tàsóuve pla9ée. Sous ce rapport U tì/est pas plus francais qu'autrichien. Mais une fois l'indépendance de sa Patrie assurée, les institutions de la France, sa eMIbatìoiSk ses progrès dans les sciences et les arts, l'esprit de sa population ont toute sa sympathie. Il njen est pas de nierne de l'Autrichc M. de Villamarina, sans afficher ce sentiment, ne le cache cependant pas. Par exemple, je sais que le parti qui le combat, qui journellement travaille à la renverser, lui reproche beaucoup la re-spectueuse admiration que depuis 1830 il n'a cesse de professor pour le róì Louis-Philippe ' -a dit a des Piémontais en ma présence (et tout se répéte lei en haut lieu) que si les souverains européens compre-naient et savaient apprécier les servìces rendus au principe inonarchique par le roi Louis-Philippe, ite devratent lui élever des statues sur la prin­cipale place publique de leur capitale, -m Cjomprejjid qu'une: semblablo déclaration ait du contrarier ceux des hommes pùblitcs de Ce pays, à qui tous les moyens ont été bohs depuis quinze ans pour faire une guerre ouverte (le Carlo Alberto) et plus souvent sourde au gouverne-ment de Juillet 1830. Sans montrer trop d'empressement aftn de ne pas éveiller les susceptibilités de nos adversaires j'entretins des rapports suivis et assez intimes avec le chevalier de Villamarina.
J'ai assez, parie du caraetère, des sentiments et des tendànces po-litiques de ce Ministre, pour qu'il soit encore utile que j'entre dans des déveioppements étendus afin de prouver que les idées révolutionnaires n'ònt pas pénétré dàtis l'armée Piémontaise et surtout qu'elles n'y sont pas protégées par son chef, le chevalier de Villamarina. La seule ré-flexion que Je: passe àjouiec . ce qui précède, c'est que rien d'apparent et de saisissable a eét. égard ne se remarque iei m pendant jtfffi ' tiens de relations suivies avec beaucoup d'offidèrs jeunes et gs. Ces derniers, qui ont appartenu à l'Empire, me raontrent de l'empressement et méme de la confiance. J'autais donc pu recevoir leurs conlideuees s'ils nourrissaient d'autres idées, d'autres projètó d'avenir que ceux dont j'ai eu l'honneur d'entretenir Vptre Excellence dans ma dépéche N. 93 en date du 15 Mai.