Rassegna storica del Risorgimento
1846 ; DIPLOMAZIA ; FRANCIA ; PIEMONTE
anno
<
1924
>
pagina
<
634
>
6à4 WtU kaurìie
au moment d'agir, tout s'évancuira. C'est à- ce point que j'aj la eoiv vicrion, dans le cas où l'on parvieudrait à engagerlesòi Charles-Albert dans une démarche compromettane qu'à la mo'mdre difficulté érieiwe qu'il rencontrerait il abdiquerait le pou.voir royal en faveur de M. le due de Savoie. Ce que je viens de dire est également l'opinion de plu-sieurs hommes sérieux et considérables de ce pàys. L'Autriche doitsa-voir tout cela aussi bien que nous. Dès lors, les appréhensions qu'elle manifeste par ses Agents à l'étranger peuvent paraìtre suspeetes, 3 tont au moins étonner. Je ne piiis m'empéclier à certe occasion de sijgnaler à Votre Excellence combien cette Puissance,: depuis son dernier démèlé avec le Cabiuet de Turin au sujet du transit des selsi a perdu <iu terra in dans ce pàys. Toutes les symp;àùlìies' nous reviennent et je pense que le meilleur moyen de nous les assurer est d'en recevoir l'impression avec dignité et de ne nous jeter à la téte de personne. Autrement, nous éveillerons sur le champ les susceptibilités et les soupeons de ce peuple ombrageux et jaloux.
D'ailleurs, Wi notif de haute convenance polìtique me semble aussi nous indiquer oette conduite. Dans l'intérét de "tìosc -telations eur péennes, comme dans celui de nos rapports avec le Cabfàet de Turin, je suis d'avis que nous ne devons pas ìaisser opinion publique pie-montaise s'égarer et lui donner à suppose* ..cfuei; M 0's sornmes ré-solus a entretenir des rapports d'une intime amitié ayéè la Sardaighe, nous serions également disposés, le jour où cela conviendra à son Gou-vernement, à la soutenir dans les tòériiaiaves réWutionnaires, qu'il lui conviendra d'entreprendre pour piacer f Italie1 sous le sceptre de la Maison de Savoie. C'est là une idée; igénéralement répandue et que les; écrivains libéraux, qui assurent WÉk :Étes ineligences; -a Paris,. efrer-chent à accréditer (i).
Je me garderai bien d'ajouter le moindjie commentarla un pareil document. Je ne peux toute foia mnfp:éeker de me demander si lors-?I jjàit sur le paleE lm deraìépS fparagrapfiès de-, sa iépèehè, lors-qu' il cherchait: h CéèoBvrlr la pensée intime de Charles-Aerfc, Morder n'était pas encore sous l'impressione gtt'avaienfc laissé dans son esprit et le Mémoe '.que- raignant de voir son souv.èrailn- ;abaiadonner tnsen-siblemegf: fa lijjne politique dans laquelle il aVait jussnié :ià réussi à la mainfcenjg et 'se- décider à se soustraire T influence de PAutriche, le Gom'fce Solato della Margherita avait jugé indispensaple de lui pré-senter le 2 Juin et les paroles qu'à sa surprise cornine Scelte de ses
(1) ArcUives des Afiàires Etrangèro** Tnrin, Volume 319, f. 26-39.